LIVRES: LES ÉCRITS DE LUISA PICCARRETA

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LA DIVINE VOLONTÉ, PRÉPARONS NOËL!

 

Comment faire pour que Jésus naisse et croisse dans notre cœur.

 

Me trouvant dans mon état habituel, je m’ennuyais du petit Bébé Jésus et, après beaucoup de tribulations, Jésus apparut en moi sous la forme d’un petit bébé et me dit : « Ma fille, la meilleure manière de me faire naître dans son cœur, c’est de se vider de tout, parce qu’en trouvant l’espace vide, je peux y placer mes biens. Si j’y trouve de la place pour y placer tout ce qui m’appartient, alors seulement je peux m’y installer pour toujours. On peut dire qu’une personne qui est venue vivre chez une autre y est heureuse seulement si elle y trouve suffisamment d’espace libre pour y placer tous ses biens ; autrement, elle n’y est pas heureuse. Il en va ainsi pour mot.

Une deuxième manière pour me faire naître et augmenter mon bonheur en une âme est que tout ce qu’elle contient, tant intérieurement qu’extérieurement, soit pour moi. Tout doit être fait pour m’honorer et accomplir mes ordres. Si, même une seule chose une pensée, un mot, n’est pas pour moi, j’en suis malheureux et, alors que je dois être le Maître, on fait de moi un esclave.  Comment puis-je tolérer cela ?

Une troisième manière est l’amour héroïque, l’amour magnifié, l’amour sacrificiel. Ces trois amours font grandir mon bonheur d’une façon merveilleuse, parce qu’elles rendent l’âme capable d’actions dépassant ses forces, vu qu’elle agit uniquement avec ma force. Ces amours font croître l’âme en coopérant non seulement à augmenter son amour pour moi, mais aussi celui des autres. Cette âme en viendra à tout endurer, même la mort, pour triompher de tout et pouvoir me dire : « Je n’ai rien d’autre, tout en moi est amour pour toi ». De cette manière, l’âme ne me fera pas seulement naître en elle, mais elle me fera croître ; je formerai un magnifique paradis dans son cœur. »

Pendant qu’il disait cela, je l’ai regardé et, de petit qu’il était, il est devenu subitement gros, de telle manière que je suis restée complètement remplie de lui. Ensuite, tout disparut.

 

Livre du ciel, tome 8, 25 décembre 1908.




PAROLE DE DIEU, PRÉPAREZ LES CHEMINS DU SEIGNEUR

Homélie audio du père Jean-Jacques Duten

2ème dimanche de l’Avent




PAROLE DE DIEU, DIEU CRIE! IL TE DÉRANGE?

Homélie audio du père Dominique Duten

2ème dimanche de l’Avent




2ème DIMANCHE DE L’AVENT. Année B Marc 1, 1-8

   

 
« Rendez droits les sentiers du Seigneur »

 

Évangile (Mc 1, 1-8)

Commencement de l’Évangile de Jésus, Christ, Fils de Dieu. Il est écrit dans Isaïe, le prophète : Voici que j’envoie mon messager en avant de toi, pour ouvrir ton chemin. Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. Alors Jean, celui qui baptisait, parut dans le désert. Il proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés. Toute la Judée, tous les habitants de Jérusalem se rendaient auprès de lui, et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain, en reconnaissant publiquement leurs péchés. Jean était vêtu de poil de chameau, avec une ceinture de cuir autour des reins ; il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. Il proclamait : « Voici venir derrière moi celui qui est plus fort que moi ; je ne suis pas digne de m’abaisser pour défaire la courroie de ses sandales. Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. »

Commentaire du père Jean-Jacques:      Télécharger

     « Commencement de la Bonne Nouvelle de Jésus Christ Fils de Dieu » 

L’Évangile de Saint-Marc commence par cette annonce lumineuse et remplie d’espérance. Jésus-Christ est « vraiment le Fils de Dieu » (Marc 15 , 39) que le monde attend avec impatience. Le Libérateur et le Sauveur de l’humanité.  Il vient « renaître » dans le cœur des hommes et apporte avec Lui la guérison et la Paix. Mais comment accueillir cette Bonne Nouvelle qui veut nous posséder et régner dans notre quotidien ? 

« Il te faut naître d’en haut », disait Jésus à Nicodème. Changer de vie, renoncer à des mauvaises habitudes et repérer ce qui ralentit notre route et rend fade le message de l’Évangile , adopter un comportement nouveau « de sainteté et de piété » (2 P 3,10), pour accueillir La Divine Volonté. C’est-à-dire reconsidérer notre relation à Jésus-Christ et le laisser nous posséder. Nous avons besoin de retrouver le message radical de « cette Parole » qui nous purifie et nous réveille de notre endormissement religieux. Nous ne serons jamais disposés à la recevoir tant que nous ne Lui aurons pas donné nos biens, notre cœur et notre vie. Dieu donne tout généreusement et sans retour et notre vie chrétienne doit passer par ce même chemin du don total.

« La voix qui crie dans le désert ». Quand le cœur est touché et qu’il brûle d’amour, alors la Parole jaillit sans retenue comme un fleuve en crue qui déborde. Il faut devenir cette voix audible que tous les hommes peuvent comprendre, une parole, comme un souffle qui allume les braises encore tièdes, au lieu d’une transmission trop humaine, trop sclérosée, trop ritualiste et trop timide. « alors se révélera la Gloire du Seigneur, et tout être de chair verra que la bouche du Seigneur a parlé ».

 
 

                  Père Jean-Jacques Duten

 




LA VIERGE DE MARIAPOCS EN HONGRIE

 

Nous sommes à Mariapocs, village gracieux en Hongrie Orientale, célèbre par l’image de la «Vierge Pleurante» que représente la Mère de Dieu. Son histoire, déjà ancienne de 250 ans, mérite d’être connue aussi dans les pays éloignés de Hongrie.

Une visite faite au sanctuaire un jour de fête mariale produit une impression qu’on n’oublie jamais. Dizaines de milliers de pèlerins de rite romain et de rite byzantin viennent rendre leur hommage filial à la Mère de Dieu. Ils implorent tous la miséricorde de la Mère Céleste pour les misères humaines.

L’histoire de ce sanctuaire marial est vieille de 250 ans. Les guérisons miraculeuses sont innombrables durant cette période. Les origines de cette image remontent au XVIIe siècle. Nous sommes en 1696. La Hongrie est dévastée par l’invasion musulmane. La population meurt de faim et de maladies infectes. Le calvinisme, introduit de la Suisse, fait ses progrès parmi les habitants. L’image de la Mère de Dieu vénérée dans l’église de Pocs 1 commence à verser des larmes. Elle ne cesse de pleurer pendant dix-huit jours. Les larmes coulent des deux yeux de la Vierge pendant le mois de novembre et de décembre de l’année 1696. Un soldat turc de passage, ému par ce spectacle merveilleux, se fait baptiser. Un soldat protestant touche les larmes orgueilleusement et aussitôt il est pris d’un violent malaise. Une forte fièvre envahit tout son organisme. L’image s’obscurcit et prend une couleur brune. Le soldat est immensément ému, il fait pénitence de son insolence. Il fait publiquement profession de religion catholique. Les miracles se succèdent d’une manière croissante. L’autorité ecclésiastique ordonne un sévère examen. L’évêque d’Eger, Mgr Georges Fenessy, charge l’évêque Mgr Andrée Pettes de conduire l’enquête. Celui-ci s’adjoint un chanoine et un curé. La commission ainsi composée termine ses travaux par une relation détaillée du 2 janvier 1698. Après avoir écouté la déposition de cinquante-trois témoins, on y déclare la réalité de ces faits extraordinaires. Les larmes versées par l’image de la Vierge ne peuvent pas s’expliquer d’une manière naturelle.

La nouvelle de la lacrymation de l’image de Pocs ne tarda pas à arriver à Vienne à la cour impériale. Aussitôt l’empereur Léopold donna l’ordre de porter l’icône à Vienne. L’ordre fut exécuté. Une copie faite sur l’original fut laissée à Pocs. Le transport de l’image à Vienne fut triomphal. Les Viennois en masse accourent implorer le secours de la Vierge. En effet, la situation de la ville était désastreuse : l’invasion musulmane menaçait Vienne. Le chef des armées chrétiennes, Eugène de Savoie, suppliait la Vierge de protéger la ville, de sauver ses habitants. Il s’agissait de sauver la religion et la culture chrétiennes du péril imminent. La Vierge a exaucé les suppliques des Viennois, les Turcs furent vaincus et l’Europe chrétienne sauvée. Il s’est produit, en outre, un grand changement dans les cœurs des Viennois.

La cause de la lacrymation de la Vierge va être cherchée dans les temps particulièrement tristes que traversait en ce moment la Hongrie et surtout la région de Pocs. À côté des catholiques de rite byzantin, nombreux étaient aussi les schismatiques qui s’obstinaient dans leur erreur. L’hérésie de Calvin faisait aussi ses ravages. La Vierge a arrêté ce péril et un très grand nombre de non-catholiques ont accepté la vraie religion. En outre, le niveau moral et intellectuel de la région se releva beaucoup grâce à l’action providentielle des Pères Basiliens. Depuis ce temps, Mariapocs est devenu un centre d’irradiation de la religion catholique, de la culture et de la morale.

L’image restée à Mariapocs s’est glorifiée par une nouvelle lacrymation en 1715. La vénération des fidèles n’était jamais déficiente. De nombreux miracles ont eu lieu jusqu’à nos jours. Nous citerons quelques-uns de ceux qui sont particulièrement connus.

Un meurtre fut commis dans un village voisin de Mariapocs. L’assassin fut introuvable. Pourtant, tous les soupçons aggravants pesaient sur un paysan. Malgré ses protestations désespérées, il fut condamné à mort. Sa dernière demande fut d’être conduit dans l’église de Mariapocs. Ainsi fut fait. Au moment même où il mettait les pieds dans l’église de Mariapocs, les chaînes qui liaient ses mains tombèrent par terre. Les chaînes sont exposées encore aujourd’hui dans l’église de Mariapocs.

L’historie des abeilles est aussi très sympathique. Un homme de religion protestante souffre beaucoup des pieds. Au lieu de supporter avec résignation ses souffrances, il ne cessait de blasphémer. Un de ses amis, avec grande patience, réussit à le persuader qu’il lui serait plus utile d’aller à l’église de Mariapocs et de demander miséricorde à la Vierge. Ses blasphèmes ne pouvaient aucunement améliorer ses souffrances. Notre homme se rend au sanctuaire. Pendant le voyage, il promet de donner à l’église de Mariapocs, en cas de guérison, une ruche d’abeilles. La Vierge exauce ses prières et ses pieds sont complètement guéris. Sa guérison fut si parfaite qu’il put rentrer chez lui sans aucune aide. Durant son voyage de retour, il regrette cependant vivement d’avoir promis à l’église la ruche d’abeilles. C’est une promesse, pense-t-il, complètement inutile. À quoi serviraient les abeilles à la Vierge ? Il décide de ne pas porter les abeilles à l’église. Rentré chez lui, sa première pensée est d’aller voir les abeilles. Immense est sa surprise de voir celles-ci sortir de la ruche et de se diriger vers l’église de Mariapocs. L’homme pouvait les suivre pas à pas. Arrivées à l’église, les abeilles se cachèrent dans une scissure du mur nordique qui entoure l’église. Encore de nos jours, après plus de cent ans, les abeilles vivent dans le mur de l’église.

Ce fameux Sanctuaire Marial est rempli de pèlerins pendant les fêtes de la Vierge. Les pèlerins viennent en nombre incroyable. Ils se mettent en route déjà plusieurs jours avant la fête. Les routes et les forêts résonnent des plus beaux cantiques chantés en l’honneur de la Mère de Dieu. Le peuple, en costume national, s’achemine en procession vers le Sanctuaire. Mariapocs ressemble à une immense fourmilière humaine. En 1946, lors du 250e anniversaire de la première lacrymation, le nombre de pèlerins a atteint les 250 000 personnes. La manifestation religieuse fut d’une telle beauté et intimité filiale envers la Vierge qu’on ne peut pas le décrire.

Même aujourd’hui, aux temps particulièrement difficiles, la Vierge veille sur ses enfants et son intercession est plus que jamais providentielle. La protection de la Mère de Dieu ne cesse point, mais il faut recourir à elle avec dévotion filiale et confiance illimitée. Prions la Vierge de Mariapocs ; ouvrons-lui nos cœurs et nous sommes sûrs qu’elle nous exaucera.

Ô Vierge Pleurante de Mariapocs, ô chère Mère de Dieu, souviens-toi de moi auprès de Jésus, maintenant et à l’heure de ma mort. Ainsi soit-il.




Homélie audio du père Dominique: 1er dimanche de l’Avent

Homélie avec les enfants du catéchisme de Saint Ciers sur Gironde

PAROLE DE DIEU: LAISSER VENIR À MOI LES PETITS ENFANTS

 




5. La divine volonté à l’ordre du jour

Se fusionner: 2ème partie

 

Jésus répète Sa joie devant une âme qui se fusionne à Sa Volonté : «Ma fille, se fusionner dans Ma Volonté, est l’acte le plus solennel, le plus grand et le plus important de toute ta vie. Se fusionner dans Ma Volonté, c’est entrer dans l’Éternité, L’embrasser et recevoir Ses Biens. Lorsqu’une âme se fusionne dans la Suprême Volonté, tous viennent y déposer ce qu’ils ont : les Anges, les Saints et la Divinité Elle-même viennent tout déposer en cette âme, sachant qu’ils le font dans la Divine Volonté où tout est en sécurité. En recevant ces Biens, auxquels elle joint ses propres actes, l’âme les multiplie dans la Divine Volonté et rend à tout le Ciel double gloire et honneur. Ainsi, en te fusionnant dans Ma volonté, tu mets le Ciel et la terre en effervescence et c’est une nouvelle fête pour tous.» Volume 17, 4 janvier 1925




1er DIMANCHE DE L’AVENT ; année B Marc 13, 33-37

Petit rappel de la couronne de l’Avent:

La première semaine/ La 1ère bougie: elle symbolise le pardon accordé à Adam et Ève.

La deuxième semaine/ La 2ème bougie: elle symbolise la foi d’Abraham et des patriarches qui ont cru à la terre promise.

La troisième semaine/ La 3ème bougie: elle symbolise la joie du roi David dont la lignée ne s’arrêtera pas; elle témoigne de l’alliance avec Dieu.

La quatrième semaine/ La 4ème bougie: elle symbolise l’enseignement des prophètes qui annonce un règne de justice et de paix.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,Jésus disait à ses disciples :« Prenez garde, restez éveillés :car vous ne savez pas quand ce sera le moment.  C’est comme un homme parti en voyage : en quittant sa maison ,il a donné tout pouvoir à ses serviteurs, fixé à chacun son travail,
et demandé au portier de veiller. Veillez donc, car vous ne savez pas quand vient le maître de la maison, le soir ou à minuit,
au chant du coq ou le matin ; s’il arrive à l’improviste, il ne faudrait pas qu’il vous trouve endormis.
Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez ! »

Commentaire du père Jean-Jacques

Veillez, (soyez vigilants, attentifs en grec) « Faites attention, restez-éveillés ! »
Nous voilà déjà dans le temps de l’Avent, à quelques semaines de la Nativité. Comme pour nous préparer à ne pas nous disperser, Jésus nous dit : « ouvrez l’œil, restez éveillés, ne dormez pas ». Ce n’est pas un appel pour demain, c’est en cet instant qu’Il vient, et se rend visible par tout le créé. Il faut rester « éveillés » à toutes les réponses de Son Amour et pouvoir le reconnaître quand Il frappe à la porte ; alors Sa Divine Volonté viendra s’accomplir sur la terre comme au ciel. Mais voilà que nous sommes fatigués, et peut-être que le train-train de notre quotidien nous a fait perdre la foi. Alors nous attendons sans attendre et l’Évangile n’est plus une bonne nouvelle capable de renouveler nos cœurs écrasés du « sommeil de ce monde « . « Nous ne savons pas quand Il vient » mais nous pouvons pressentir sa venue. Lorsque nous désirons Son passage, alors nous le cherchons et l’appelons sans cesse, conscients que nous ne pouvons pas survivre sans Lui. Son absence nous blesse et son passage ravit notre cœur comme personne en ce monde. Parce que nous l’aimons et Qu’Il nous aime, rien ne nous arrête quand il s’agit de marcher à sa suite. L’Amour nous garde éveillés à la « porte », pour guetter son retour. « Tu es devenu notre seul désir Seigneur, et rien ne peut nous satisfaire sauf Toi. Nous chantons Ta Gloire dans ce monde que Tu viens Sauver pour l’Éternité. »

Père Jean-Jacques Duten




La Divine Volonté: Un échange de Vie

Vidéo du père Dominique

Commentaire du père Dominique

   La vie dans la Divine Volonté est un échange de vies.

“Je n’ai rien fait qui n’ait pas comme principal objectif que l’homme prenne possession de ma Volonté et moi de la sienne. C’était ma principale préoccupation dans la Création et dans la Rédemption. Les sacrements que j’ai institués, les nombreuses grâces données à mes saints ont été autant de semences et de moyens pour qu’ils arrivent à la possession de ma Volonté”

(Tome 14, 11 septembre 1922)

 La vie dans la Divine volonté est un échange de vies dit Jésus et un échange de tempérament.

Une fois que nous savons que le don de la Divine Volonté existe, il faut juste se décider, le désirer toujours plus et commencer. Dieu nous aidera en voyant notre bonne volonté. Bien sûr, la lecture des écrits de Luisa est une clef de la croissance. Les écrits sont comme des aimants, ils nous attirent. Plus nous les connaissons, plus nous aimons Jesús et  plus nous désirons vivre dans son Divin Vouloir.

Que se passe t’il ?

Rapidement, une fois que l’on commence à faire de petits actes dans la Divine Volonté, nous sentons, de plus en plus, un désir de vivre toute notre vie dans la Divine Volonté. L’Esprit Saint agit en nous, c’est un nouveau baptême ! Un baptême dans le feu dit Jésus.  On veut persévérer, la prière se fait continue. On désire, comme le disait Jésus, que cette vie dans la Divine Volonté devienne notre aliment de chaque instant (Jn 4, 34). Jésus nous prête peu à peu sa Divine Volonté afin que nous agissions par nos actes en Elle.

La Vie Divine.

Définissons ce qu’est la Vie Divine. En Dieu, comme en nous, explique Jésus, sa Vie a besoin de Sa Volonté pour se mouvoir et Sa Volonté a besoin de sa Vie pour se manifester dans des actes et produire des effets. Pour nous aussi, la vie, notre vie, se constitue par l’ensemble de nos actes, depuis la conception jusqu’à aujourd’hui. Notre volonté garde tous ces actes, comme dans une boîte, elle les unit et elle les met en mouvement. On peut dire que nous sommes l’ensemble de ces actes : physiques, moraux, les apprentissages, les relations… Tous nos actes sont mis en mouvement par la volonté et forment ce que nous sommes.

Notre vie est l’ensemble des actes, de nos actes, qui, unis ensemble, agissent par l’action de la volonté.

Maintenant de la même manière, si nous considérons la Vie Divine, elle sera l’ensemble de tous les actes de La VIE DE DIEU. La Vie Divine, dit Jésus, est l’ensemble de ses attributs (sagesse, puissance, science, miséricorde, sainteté…) en acte par sa Volonté. Dieu est Amour, mais sa Volonté doit faire agir cet Amour pour aimer !

Jésus définit la vie Divine comme « l’ensemble de ses attributs dans l’immense mer de son Amour, que sa Volonté met en mouvement. »

 Cela implique le mouvement de TOUT Dieu, de tous ses attributs et de son action universelle et unique. Il est intéressant de noter que cela est pareil pour nous. Notre vie est l’ensemble de ce que nous sommes (attributs aussi, bien pauvres, certes!). Mais la volonté met en mouvement tout ce que nous sommes, comme en Dieu. Nous sommes bien à son image et à sa ressemblance !

Échange de vie donc.

 Nos attributs ? : ce sont nos mains, pieds, yeux, tout ce que nous sommes et toute notre volonté, et, dans cet échange de vie, nous offrons nos misères finalement…et Dieu les accepte, déposant en nous sa Divine Volonté pour qu’elle agisse en nous, avec nous. C’est un acte conjoint.

Lisons dans le Tome 26 au 16 avril 1929.

Courage, ô fille, ne t’abandonne pas à ton chagrin, mais monte plus haut. Tu sais que tu as une tâche à accomplir, et cette tâche est si grande que même la douleur de ma privation ne doit pas t’arrêter. Au contraire, elle doit t’aider à monter plus haut, dans la lumière de ma Divine Volonté. Ta rencontre avec elle doit être continuelle parce que c’est un échange de vie que tu dois avoir : elle doit se donner continuellement à toi, et toi à elle.

 Et tu sais que le mouvement, les battements de cœur, la respiration doivent être continuels, sinon la vie ne peut exister, et tu ferais que ta vie manquerait dans mon Fiat ; il ressentirait la peine que sa petite fille, sa chère nouveau-née, serait cause que son mouvement, ses battements de cœur, sa respiration ne seraient plus en lui ; il ressentirait le déchirement de sa nouveau-née qu’il conserve toujours dans l’acte d’être née, sans la faire sortir de son sein, pas même pour lui permettre de faire un seul pas afin de ressentir sa vie comme la sienne propre.

Cela doit être continu !!! comme la vie.

« Et tu ressentirais l’absence de vie de son mouvement continuel, de ses battements de cœur, de sa respiration ; tu ressentirais le vide d’une vie divine dans ton âme. Non, non, ma fille, je ne veux aucun vide de ma Volonté en toi. Et tu dois savoir que toutes les manifestations que je te fais sur mon divin Fiat sont comme autant d’escaliers par lesquels ma Volonté descend dans ton âme pour en prendre possession et en faire son Royaume, tandis que l’âme monte vers le ciel pour transporter ma Volonté du ciel à la terre. C’est par conséquent une grande tâche et il est malséant de perdre du temps, quelle qu’en soit la raison, si sainte qu’elle puisse être. ( et tu peux voir comment je m’éclipse moi- même dans ma Divine Volonté afin de lui laisser toute la place ; et si je fais mes petites sorties en venant, ce n’est que pour servir, réordonner et te faire connaître ce qui appartient à ma Divine Volonté). Par conséquent, sois attentive et que ton envol en elle soit continuel. »

Que veut dire Jésus ici ?

La Divine Volonté n’est pas une finalité, mais un moyen de produire des actes de nature divine et le moyen de les greffer dans l’acte unique et éternel de Dieu. Lorsque nous faisons des actes dans la Divine Volonté, (chacun à son rythme, car il s’agit d’une croissance et d’un processus dans lequel Jésus nous prête sa Divine Volonté), nous faisons des actes qui se greffent et restent dans l’ACTE UNIQUE DE Dieu. C’est un capital acquis !

 Avec le temps et la pratique, Jésus si bon nous aide, et nous réalisons de plus en plus d’actes dans la Divine Volonté. Ils deviennent de plus en plus nombreux, fréquents et successifs. Bientôt nous ne sortirons plus de la Divine Volonté et commencerons à vivre la vie du Ciel ici-bas.

En attendant, vivons dans cette faim de tout faire de plus en plus et à chaque instant dans la Divine Volonté. Ce sera cette vie réelle, cette transformation et divinisation que nous ne connaissons pas encore, comme dit saint Jean et que nous connaîtrons seulement lorsque nous lui serons semblables (1 Jn 3,2). Il y aura alors une parfaite harmonie de notre volonté humaine avec la Volonté Divine. Nous serons cet “homme-Dieu”, parfaite image de Dieu (ad extra), projet initial de Dieu au début de sa création.

 La chose qui m’intéresse le plus dit Jésus à Luisa, c’est sa Divine Volonté agissant dans la créature, c’est ce qui le glorifie le plus. C’est la finalité pour laquelle Il nous a créés, c’est cette finalité qui complétera l’œuvre de la Création et de la Rédemption.

Terminons avec ce magnifique texte sur l’échange de vie.

 Ma fille, être dans la résidence de ma Divine Volonté, c’est être à son poste d’honneur donné par Dieu à la créature quand il lui a donné le jour. Et celle qui est à son poste, Dieu fait qu’elle ne manque de rien : ni de sainteté, ni de lumière, ni de force, ni d’amour. Il met à la disposition de la créature tout ce qu’elle veut prendre à l’intérieur comme à l’extérieur de cette source, de sorte qu’elle vit dans l’abondance de tous les biens. Tous les actes accomplis dans la Divine Volonté ont la vertu opérative de Dieu qui se sent attiré par cette puissance même, à œuvrer dans l’acte de la créature, et ces actes ont par conséquent la vertu de se jeter avec élan et puissance dans la mer de la Divine Volonté pour la mettre en mouvement, et dans l’attitude de redoubler sa gloire et de lui faire opérer une bonté, une miséricorde et un amour nouveaux envers toutes les créatures. Si bien que la créature ne fait rien d’autre avec ses actes que mettre en marche le divin moteur pour le faire travailler.

 Il est vrai que nous sommes en nous-mêmes un mouvement continuel qui produit sans fin des œuvres, mais il est également vrai, qu’en faisant ses actes dans notre Volonté, la créature entre dans ce mouvement pour y mettre le sien, et notre mouvement se sent tourner et mouvoir à travers la créature pour produire nos œuvres. Nous sentons immédiatement son acte avec toutes nos œuvres. Sentir la créature avec nous et nos actes est la plus grande gloire et le plus grand bonheur que nous puissions recevoir. Cela te semble-t-il peu de choses que nous lui donnions la vertu de mettre en mouvement tout notre Être divin ? Et comme il nous plaît qu’elle soit à son poste, nous la laissons faire ce qu’elle veut, car nous sommes assurés qu’elle ne fera que ce que nous voulons. C’est tout le contraire pour celle qui vit dans sa volonté humaine : ses actes n’ont pas l’élan divin, ils restent en bas et remplissent souvent d’amertume leur Créateur. Après quoi, je me disais : « Oh ! comme je voudrais donner à mon Jésus, pour lui témoigner mon amour, autant de vies pour autant d’actes que j’accomplis ! » Et Jésus ajouta : Ma fille, tu dois savoir qu’en chaque chose que fait la créature, nous donnons l’acte de vie qui sort de nous. Si elle pense, nous lui donnons la vie de la pensée de notre intelligence ; si elle parle, nous mettons dans sa voix la vie de notre parole ; si elle travaille, la vie de nos œuvres court en elle ; si elle marche, nous lui donnons la vie de nos pas. Vois-tu, il y a deux actes de vie qui doivent coïncider dans chaque acte de la créature : premièrement l’acte de vie divine, suivi immédiatement de l’acte de la créature. Si en tout ce qu’elle fait, la créature agit pour celui qui lui a donné la vie, un échange de vie est formé, la vie que nous donnons et la vie que nous recevons. Et malgré la grande différence qui existe entre nos actes de vie et ceux de la créature, nous en sommes cependant glorifiés et satisfaits par ce qu’elle peut nous donner et qu’elle nous donne. Plus encore, tous les actes accomplis par elle, afin de nous donner l’échange de vie, ne restent pas à l’extérieur, mais à l’intérieur de nous, en témoignage de vie éternelle de la créature. Nous ressentons l’échange de sa vie contre la vie que nous avons donnée dans notre Être divin. Notre Vouloir et notre Amour nous apportent le doux murmure de la vie de ses pensées dans notre intelligence, le doux murmure de sa parole dans notre voix, ses œuvres murmurent doucement à nos œuvres, et le doux bruit de ses pas nous murmurent : « Amour et témoignages de vie à mon Créateur. » Et nous disons dans notre élan d’amour : « Qui est celle qui murmure dans notre Être divin avec la vie de nos actes ? C’est celle qui est dans notre Vouloir et qui travaille purement par amour. » Mais quelle n’est pas notre tristesse lorsque nous donnons vie aux actes de la créature sans rien recevoir. Ces actes restent à l’extérieur de nous et sont perdus parce qu’il leur manque la marée de notre Vouloir et de notre amour qui nous les apporte. Et la plus grande partie de ces actes apporte le sceau de l’offense de celle qui leur a donné vie. Oh ! Si les créatures pouvaient clairement comprendre ce que signifie faire leur propre volonté, elles mourraient de douleur en comprenant le grand mal dans lequel elles se précipitent et le grand bien qu’elles perdent en ne faisant pas notre Divine Volonté ! Sois attentive, ma fille, si tu ne veux pas perdre les yeux de l’âme, c’est-à-dire ma Volonté, et qu’après les avoir perdus, tu ne comprennes plus ton grand malheur, comme tant d’autres créatures ne comprennent pas qu’elles ont dilapidé la Divine Volonté afin de faire la leur. Et pour faire quoi ? Pour être malheureuses.” (29 novembre 1931).