LA VIERGE DE MARIAPOCS EN HONGRIE

 

Nous sommes à Mariapocs, village gracieux en Hongrie Orientale, célèbre par l’image de la «Vierge Pleurante» que représente la Mère de Dieu. Son histoire, déjà ancienne de 250 ans, mérite d’être connue aussi dans les pays éloignés de Hongrie.

Une visite faite au sanctuaire un jour de fête mariale produit une impression qu’on n’oublie jamais. Dizaines de milliers de pèlerins de rite romain et de rite byzantin viennent rendre leur hommage filial à la Mère de Dieu. Ils implorent tous la miséricorde de la Mère Céleste pour les misères humaines.

L’histoire de ce sanctuaire marial est vieille de 250 ans. Les guérisons miraculeuses sont innombrables durant cette période. Les origines de cette image remontent au XVIIe siècle. Nous sommes en 1696. La Hongrie est dévastée par l’invasion musulmane. La population meurt de faim et de maladies infectes. Le calvinisme, introduit de la Suisse, fait ses progrès parmi les habitants. L’image de la Mère de Dieu vénérée dans l’église de Pocs 1 commence à verser des larmes. Elle ne cesse de pleurer pendant dix-huit jours. Les larmes coulent des deux yeux de la Vierge pendant le mois de novembre et de décembre de l’année 1696. Un soldat turc de passage, ému par ce spectacle merveilleux, se fait baptiser. Un soldat protestant touche les larmes orgueilleusement et aussitôt il est pris d’un violent malaise. Une forte fièvre envahit tout son organisme. L’image s’obscurcit et prend une couleur brune. Le soldat est immensément ému, il fait pénitence de son insolence. Il fait publiquement profession de religion catholique. Les miracles se succèdent d’une manière croissante. L’autorité ecclésiastique ordonne un sévère examen. L’évêque d’Eger, Mgr Georges Fenessy, charge l’évêque Mgr Andrée Pettes de conduire l’enquête. Celui-ci s’adjoint un chanoine et un curé. La commission ainsi composée termine ses travaux par une relation détaillée du 2 janvier 1698. Après avoir écouté la déposition de cinquante-trois témoins, on y déclare la réalité de ces faits extraordinaires. Les larmes versées par l’image de la Vierge ne peuvent pas s’expliquer d’une manière naturelle.

La nouvelle de la lacrymation de l’image de Pocs ne tarda pas à arriver à Vienne à la cour impériale. Aussitôt l’empereur Léopold donna l’ordre de porter l’icône à Vienne. L’ordre fut exécuté. Une copie faite sur l’original fut laissée à Pocs. Le transport de l’image à Vienne fut triomphal. Les Viennois en masse accourent implorer le secours de la Vierge. En effet, la situation de la ville était désastreuse : l’invasion musulmane menaçait Vienne. Le chef des armées chrétiennes, Eugène de Savoie, suppliait la Vierge de protéger la ville, de sauver ses habitants. Il s’agissait de sauver la religion et la culture chrétiennes du péril imminent. La Vierge a exaucé les suppliques des Viennois, les Turcs furent vaincus et l’Europe chrétienne sauvée. Il s’est produit, en outre, un grand changement dans les cœurs des Viennois.

La cause de la lacrymation de la Vierge va être cherchée dans les temps particulièrement tristes que traversait en ce moment la Hongrie et surtout la région de Pocs. À côté des catholiques de rite byzantin, nombreux étaient aussi les schismatiques qui s’obstinaient dans leur erreur. L’hérésie de Calvin faisait aussi ses ravages. La Vierge a arrêté ce péril et un très grand nombre de non-catholiques ont accepté la vraie religion. En outre, le niveau moral et intellectuel de la région se releva beaucoup grâce à l’action providentielle des Pères Basiliens. Depuis ce temps, Mariapocs est devenu un centre d’irradiation de la religion catholique, de la culture et de la morale.

L’image restée à Mariapocs s’est glorifiée par une nouvelle lacrymation en 1715. La vénération des fidèles n’était jamais déficiente. De nombreux miracles ont eu lieu jusqu’à nos jours. Nous citerons quelques-uns de ceux qui sont particulièrement connus.

Un meurtre fut commis dans un village voisin de Mariapocs. L’assassin fut introuvable. Pourtant, tous les soupçons aggravants pesaient sur un paysan. Malgré ses protestations désespérées, il fut condamné à mort. Sa dernière demande fut d’être conduit dans l’église de Mariapocs. Ainsi fut fait. Au moment même où il mettait les pieds dans l’église de Mariapocs, les chaînes qui liaient ses mains tombèrent par terre. Les chaînes sont exposées encore aujourd’hui dans l’église de Mariapocs.

L’historie des abeilles est aussi très sympathique. Un homme de religion protestante souffre beaucoup des pieds. Au lieu de supporter avec résignation ses souffrances, il ne cessait de blasphémer. Un de ses amis, avec grande patience, réussit à le persuader qu’il lui serait plus utile d’aller à l’église de Mariapocs et de demander miséricorde à la Vierge. Ses blasphèmes ne pouvaient aucunement améliorer ses souffrances. Notre homme se rend au sanctuaire. Pendant le voyage, il promet de donner à l’église de Mariapocs, en cas de guérison, une ruche d’abeilles. La Vierge exauce ses prières et ses pieds sont complètement guéris. Sa guérison fut si parfaite qu’il put rentrer chez lui sans aucune aide. Durant son voyage de retour, il regrette cependant vivement d’avoir promis à l’église la ruche d’abeilles. C’est une promesse, pense-t-il, complètement inutile. À quoi serviraient les abeilles à la Vierge ? Il décide de ne pas porter les abeilles à l’église. Rentré chez lui, sa première pensée est d’aller voir les abeilles. Immense est sa surprise de voir celles-ci sortir de la ruche et de se diriger vers l’église de Mariapocs. L’homme pouvait les suivre pas à pas. Arrivées à l’église, les abeilles se cachèrent dans une scissure du mur nordique qui entoure l’église. Encore de nos jours, après plus de cent ans, les abeilles vivent dans le mur de l’église.

Ce fameux Sanctuaire Marial est rempli de pèlerins pendant les fêtes de la Vierge. Les pèlerins viennent en nombre incroyable. Ils se mettent en route déjà plusieurs jours avant la fête. Les routes et les forêts résonnent des plus beaux cantiques chantés en l’honneur de la Mère de Dieu. Le peuple, en costume national, s’achemine en procession vers le Sanctuaire. Mariapocs ressemble à une immense fourmilière humaine. En 1946, lors du 250e anniversaire de la première lacrymation, le nombre de pèlerins a atteint les 250 000 personnes. La manifestation religieuse fut d’une telle beauté et intimité filiale envers la Vierge qu’on ne peut pas le décrire.

Même aujourd’hui, aux temps particulièrement difficiles, la Vierge veille sur ses enfants et son intercession est plus que jamais providentielle. La protection de la Mère de Dieu ne cesse point, mais il faut recourir à elle avec dévotion filiale et confiance illimitée. Prions la Vierge de Mariapocs ; ouvrons-lui nos cœurs et nous sommes sûrs qu’elle nous exaucera.

Ô Vierge Pleurante de Mariapocs, ô chère Mère de Dieu, souviens-toi de moi auprès de Jésus, maintenant et à l’heure de ma mort. Ainsi soit-il.




LA VIERGE DE GIETRZWALD

Marie apparaît à Gietrzwald, en Pologne, en 1877

Gietrzwald se situe au nord de la Pologne, sur la route d’Olsztyn à Ostroda.
En 1568, elle est dédiée à la Nativité de la Vierge Marie. Alors que le royaume de Pologne a été divisé entre la Russie, la Prusse et l’Autriche, la sainte Vierge Marie apparaît à Gietrzwald en 1877.

Entre le 27 juin 1877 et le 16 septembre 1877, la Vierge apparaît à deux enfants, Justyna Szafrynska, et Barbara Samulowska. Le 27 juin, Justyna et sa mère viennent de quitter la paroisse quand elles entendent sonner la cloche de l’Angélus. Justyna commence à prier quand elle voit une lumière brillante dans un érable, puis une belle dame assise sur un trône et entourée d’anges. Le lendemain, Justyna revient avec son amie Barbara. Elles récitent le rosaire et la Vierge apparait aux deux enfants. Ces apparitions continuent tous les jours à
différents moments.

Marie insiste sur le rosaire et promet des fruits

Le 30 juin 1877, l’apparition dit, en polonais : « Je désire que vous récitiez le rosaire tous les jours. »

Le 1er juillet, elle déclare : « Je suis la très sainte Vierge Marie Immaculée. »

Beaucoup de gens se joignent aux deux fillettes durant les mois qui suivent.
Certains d’entre eux posent à la Sainte Vierge des questions sur les prêtres emprisonnés, les gens disparus, la liberté de la Pologne. D’autres lui demandent la guérison, surtout de l’alcoolisme. La réponse de la Vierge Marie fut toujours :

« Priez et récitez le rosaire, les prêtres seront libérés, les malades guériront, la Pologne regagnera son indépendance grâces à vos prières. »

Notre Dame demande aux fidèles de construire sur le lieu de son apparition une chapelle avec la statue de l’Immaculée Conception. Elle promet de bénir une source à l’orée de la forêt et encourage les gens à boire de l’eau miraculeuse. Les Polonais partagés entre la Prusse (l’Allemagne), l’Autriche et la Russie retrouvèrent à Gietrzwald le sentiment d’être une nation unique. Les visionnaires furent persécutées par le gouvernement local. Un comité théologique et médical examina les filles et la teneur du message : rien d’anormal ne fut relevé.

Reconnaissance des apparitions de Gietrzwald

Le 10 septembre 1967, au nom du pape Paul VI, les cardinaux Wyszynski et Wojtyla, futur pape Jean Paul II, couronnent solennellement l’image sacrée.

Les apparitions de Gietrzwald ont été reconnues en 1977 par l’évêque du diocèse en accord avec le primat et avec Rome.

Méditations de saint Maximilien Kolbe

« Il est essentiel de devenir la propriété de l’Immaculée. Ne mets pas uniquement ta confiance en toi-même mais entièrement dans l’Immaculée, Médiatrice de toutes les grâces, alors tu vaincras toujours et sûrement.

Vierge Marie, Régnez sur chacun de nous et régnez non seulement durant notre pèlerinage terrestre, mais aussi pour les siècles des siècles, et pour l’éternité. Amen ! » 

 

 

 

 




La vierge de Greca

Sainte Marie Greca

 

Sainte Marie Greca

En 1656 au sud de l’Italie, dans la région des Pouilles sévissait une grave épidémie de peste. Dans la ville de Corato les gens terrifiés eurent recours à La Vierge Marie . Les anciens racontaient que dans l’une des 25 tours qui entourait la ville, la tour Grecque, se trouvait une icône miraculeuse de la Vierge Marie et que si cette image était exposée, la région serait sauvée de ce terrible châtiment. Les gens se mirent à creuser avec l’aide du prêtre Don Francesco Loiodice en implorant la Vierge Marie mais ils ne trouvèrent rien à l’intérieur de la cavité. Le 17 juillet 1656 alors que Don Francesco Loiodice se trouvait en prière, il eut une vision de la Vierge Marie dans la même position que sur l’image sacrée. Elle lui dit : « Courage mon enfant, console ce peuple affligé. Bientôt il sera libéré de ce terrible fléau s’il me dédit le souterrain que tu connais » Aussitôt il demanda l’autorisation à Monseigneur Tomaso de Trani afin de transformer ce souterrain en oratoire. Le lendemain les ouvriers commencèrent les travaux ; pendant ce temps Don Francesco avait appelé un peintre afin qu’il peigne La Vierge telle qu’il l’avait vue. Mais celui-ci ne put jamais réaliser l’image apparue. Don Francesco rassembla le peuple et ils commencèrent à prier La Vierge pour qu’elle réalise la promesse qu’elle avait faite. Pendant qu’ils priaient une sonnerie de cloche se fit entendre du souterrain. Une femme aveugle retrouva miraculeusement la vue et montrant du doigt un tableau s’exclama « Voilà Marie ! Voilà Marie » Entendant ces cris le prêtre sortit et reconnut la Vierge telle qu’il l’avait vue. A partir de ce jour, l’épidémie disparut de Corato alors que dans les villes voisines la contagion continuait de plus belle. Dès lors ce souterrain devint un lieu de pèlerinage ou la Sainte Vierge a toujours accordé d’importants miracles pour ses enfants.