LA SAINTE FAMILLE DE NAZARETH LUC 2,22-40

Commentaire audio du père Jean-Jacques




Dépêchez vous, il est moins cinq! Luc 2, 22-40

Homélie audio du père Dominique




Dimanche 31 Décembre 2017 : Fête de la Sainte-Famille. Luc 2, 22-40

Évangile (Lc 2, 22-40)

 

 

 

 

 

 

 

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes. Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. » Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. » Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage, demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui. – Acclamons la Parole de Dieu. ou lecture brève Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.

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  « La famille est la route de l’Église » disait Saint Jean-Paul II        

                                       (lettre du Pape aux familles, 1994).

 

 

« Le Christ envoie l’homme sur d’innombrables sentiers. Parmi ces nombreuses routes, la famille est la première et la plus importante. C’est une route particulière et unique. Une route dont l’être humain ne peut s’écarter. Tout être humain, en effet, vient au monde à l’intérieur d’une famille, et on peut dire qu’il doit à cette famille le fait même d’exister comme homme. Quand la famille manque, il se crée dans la personne qui vient au monde une carence ».

  En contemplant ces jours-ci la Sainte Famille de Nazareth, je vous propose de méditer 4 piliers qui vont soutenir cet édifice fragile et ballotté par les tempêtes de notre monde.

  I :  L’obéissance. Abraham obéit à l’appel de Dieu » ( 2° lecture). Il accepte avec confiance que Dieu conduise sa vie. C’est ce que feront les parents de Jésus. Lorsqu’on s’en remet totalement à la Sagesse de Dieu, on devient libre de beaucoup de préoccupations. Ce n’est pas subir les événements de notre histoire, mais aimer la vie que Dieu nous donne dans sa divine volonté.

 II :  La Foi. Nous la voyons dans la manière dont la sainte famille s’avance jusqu’au temple. Croire, vient du mot « aman » (d’où vient le mot amen) ; ce mot implique la solidité et la fermeté. La foi, c’est donc croire fermement que Dieu est fidèle. Tout père de famille pourra s’identifier au Juste Joseph et au pieux Siméon qui ont cru en la « réalisation des promesses de Dieu ». « Il s’est toujours souvenu de Son Alliance » (Psaume 104).

 III : La persévérance dans l’épreuve. Ici rendons un hommage à Marie et à travers Elle, à la femme et à son rôle courageux dans les épreuves de la vie familiale ; continuer à croire en ses enfants sans jamais baisser les bras. 

« Et toi, ton âme sera traversée d’un glaive.  « Ce coup d’épée est bien plus que le martyre du calvaire, car il est plus étendu ; c’est l’histoire de toute sa vie, c’est le tourment permanent de voir son Fils rencontrer tant d’oppositions comme si on lui disait : « avec un Fils pareil, il est inévitable que vous soyez toujours tourmentée ».

Marie est un modèle de persévérance pour toutes les femmes. Elle est encore la mère de tous les croyants.

 IV : L’amour. C’est par amour que Dieu a créé l’homme, qu’Il lui a donné une compagne et qu’Il l’a rendu fécond. « Moi je l’aime seulement quand Il me donne ce que je veux » me disait une personne. C’est ce que l’on avait coutume de penser              autrefois ; on faisait des promesses aux divinités pour être exaucé. On les craignait.

Au contraire l’amour est patient. Quand on aime, on sait attendre jusqu’à ce que vienne le bon moment.  « L’amour ne peut être préservé que par l’amour » dit encore Saint Jean-Paul II. L’amour rend fort, il est tout-puissant et il obtient tout, surtout quand il puise à la source qui est Dieu le Père. C’est cet amour qui sera l’atmosphère de la sainte famille à Nazareth.

                                            Père Jean-Jacques Duten