LA DIVINE VOLONTÉ, PRÉPARONS NOËL!

 

Comment faire pour que Jésus naisse et croisse dans notre cœur.

 

Me trouvant dans mon état habituel, je m’ennuyais du petit Bébé Jésus et, après beaucoup de tribulations, Jésus apparut en moi sous la forme d’un petit bébé et me dit : « Ma fille, la meilleure manière de me faire naître dans son cœur, c’est de se vider de tout, parce qu’en trouvant l’espace vide, je peux y placer mes biens. Si j’y trouve de la place pour y placer tout ce qui m’appartient, alors seulement je peux m’y installer pour toujours. On peut dire qu’une personne qui est venue vivre chez une autre y est heureuse seulement si elle y trouve suffisamment d’espace libre pour y placer tous ses biens ; autrement, elle n’y est pas heureuse. Il en va ainsi pour mot.

Une deuxième manière pour me faire naître et augmenter mon bonheur en une âme est que tout ce qu’elle contient, tant intérieurement qu’extérieurement, soit pour moi. Tout doit être fait pour m’honorer et accomplir mes ordres. Si, même une seule chose une pensée, un mot, n’est pas pour moi, j’en suis malheureux et, alors que je dois être le Maître, on fait de moi un esclave.  Comment puis-je tolérer cela ?

Une troisième manière est l’amour héroïque, l’amour magnifié, l’amour sacrificiel. Ces trois amours font grandir mon bonheur d’une façon merveilleuse, parce qu’elles rendent l’âme capable d’actions dépassant ses forces, vu qu’elle agit uniquement avec ma force. Ces amours font croître l’âme en coopérant non seulement à augmenter son amour pour moi, mais aussi celui des autres. Cette âme en viendra à tout endurer, même la mort, pour triompher de tout et pouvoir me dire : « Je n’ai rien d’autre, tout en moi est amour pour toi ». De cette manière, l’âme ne me fera pas seulement naître en elle, mais elle me fera croître ; je formerai un magnifique paradis dans son cœur. »

Pendant qu’il disait cela, je l’ai regardé et, de petit qu’il était, il est devenu subitement gros, de telle manière que je suis restée complètement remplie de lui. Ensuite, tout disparut.

 

Livre du ciel, tome 8, 25 décembre 1908.




5. La divine volonté à l’ordre du jour

Se fusionner: 2ème partie

 

Jésus répète Sa joie devant une âme qui se fusionne à Sa Volonté : «Ma fille, se fusionner dans Ma Volonté, est l’acte le plus solennel, le plus grand et le plus important de toute ta vie. Se fusionner dans Ma Volonté, c’est entrer dans l’Éternité, L’embrasser et recevoir Ses Biens. Lorsqu’une âme se fusionne dans la Suprême Volonté, tous viennent y déposer ce qu’ils ont : les Anges, les Saints et la Divinité Elle-même viennent tout déposer en cette âme, sachant qu’ils le font dans la Divine Volonté où tout est en sécurité. En recevant ces Biens, auxquels elle joint ses propres actes, l’âme les multiplie dans la Divine Volonté et rend à tout le Ciel double gloire et honneur. Ainsi, en te fusionnant dans Ma volonté, tu mets le Ciel et la terre en effervescence et c’est une nouvelle fête pour tous.» Volume 17, 4 janvier 1925




La Divine Volonté: Un échange de Vie

Vidéo du père Dominique

Commentaire du père Dominique

   La vie dans la Divine Volonté est un échange de vies.

“Je n’ai rien fait qui n’ait pas comme principal objectif que l’homme prenne possession de ma Volonté et moi de la sienne. C’était ma principale préoccupation dans la Création et dans la Rédemption. Les sacrements que j’ai institués, les nombreuses grâces données à mes saints ont été autant de semences et de moyens pour qu’ils arrivent à la possession de ma Volonté”

(Tome 14, 11 septembre 1922)

 La vie dans la Divine volonté est un échange de vies dit Jésus et un échange de tempérament.

Une fois que nous savons que le don de la Divine Volonté existe, il faut juste se décider, le désirer toujours plus et commencer. Dieu nous aidera en voyant notre bonne volonté. Bien sûr, la lecture des écrits de Luisa est une clef de la croissance. Les écrits sont comme des aimants, ils nous attirent. Plus nous les connaissons, plus nous aimons Jesús et  plus nous désirons vivre dans son Divin Vouloir.

Que se passe t’il ?

Rapidement, une fois que l’on commence à faire de petits actes dans la Divine Volonté, nous sentons, de plus en plus, un désir de vivre toute notre vie dans la Divine Volonté. L’Esprit Saint agit en nous, c’est un nouveau baptême ! Un baptême dans le feu dit Jésus.  On veut persévérer, la prière se fait continue. On désire, comme le disait Jésus, que cette vie dans la Divine Volonté devienne notre aliment de chaque instant (Jn 4, 34). Jésus nous prête peu à peu sa Divine Volonté afin que nous agissions par nos actes en Elle.

La Vie Divine.

Définissons ce qu’est la Vie Divine. En Dieu, comme en nous, explique Jésus, sa Vie a besoin de Sa Volonté pour se mouvoir et Sa Volonté a besoin de sa Vie pour se manifester dans des actes et produire des effets. Pour nous aussi, la vie, notre vie, se constitue par l’ensemble de nos actes, depuis la conception jusqu’à aujourd’hui. Notre volonté garde tous ces actes, comme dans une boîte, elle les unit et elle les met en mouvement. On peut dire que nous sommes l’ensemble de ces actes : physiques, moraux, les apprentissages, les relations… Tous nos actes sont mis en mouvement par la volonté et forment ce que nous sommes.

Notre vie est l’ensemble des actes, de nos actes, qui, unis ensemble, agissent par l’action de la volonté.

Maintenant de la même manière, si nous considérons la Vie Divine, elle sera l’ensemble de tous les actes de La VIE DE DIEU. La Vie Divine, dit Jésus, est l’ensemble de ses attributs (sagesse, puissance, science, miséricorde, sainteté…) en acte par sa Volonté. Dieu est Amour, mais sa Volonté doit faire agir cet Amour pour aimer !

Jésus définit la vie Divine comme « l’ensemble de ses attributs dans l’immense mer de son Amour, que sa Volonté met en mouvement. »

 Cela implique le mouvement de TOUT Dieu, de tous ses attributs et de son action universelle et unique. Il est intéressant de noter que cela est pareil pour nous. Notre vie est l’ensemble de ce que nous sommes (attributs aussi, bien pauvres, certes!). Mais la volonté met en mouvement tout ce que nous sommes, comme en Dieu. Nous sommes bien à son image et à sa ressemblance !

Échange de vie donc.

 Nos attributs ? : ce sont nos mains, pieds, yeux, tout ce que nous sommes et toute notre volonté, et, dans cet échange de vie, nous offrons nos misères finalement…et Dieu les accepte, déposant en nous sa Divine Volonté pour qu’elle agisse en nous, avec nous. C’est un acte conjoint.

Lisons dans le Tome 26 au 16 avril 1929.

Courage, ô fille, ne t’abandonne pas à ton chagrin, mais monte plus haut. Tu sais que tu as une tâche à accomplir, et cette tâche est si grande que même la douleur de ma privation ne doit pas t’arrêter. Au contraire, elle doit t’aider à monter plus haut, dans la lumière de ma Divine Volonté. Ta rencontre avec elle doit être continuelle parce que c’est un échange de vie que tu dois avoir : elle doit se donner continuellement à toi, et toi à elle.

 Et tu sais que le mouvement, les battements de cœur, la respiration doivent être continuels, sinon la vie ne peut exister, et tu ferais que ta vie manquerait dans mon Fiat ; il ressentirait la peine que sa petite fille, sa chère nouveau-née, serait cause que son mouvement, ses battements de cœur, sa respiration ne seraient plus en lui ; il ressentirait le déchirement de sa nouveau-née qu’il conserve toujours dans l’acte d’être née, sans la faire sortir de son sein, pas même pour lui permettre de faire un seul pas afin de ressentir sa vie comme la sienne propre.

Cela doit être continu !!! comme la vie.

« Et tu ressentirais l’absence de vie de son mouvement continuel, de ses battements de cœur, de sa respiration ; tu ressentirais le vide d’une vie divine dans ton âme. Non, non, ma fille, je ne veux aucun vide de ma Volonté en toi. Et tu dois savoir que toutes les manifestations que je te fais sur mon divin Fiat sont comme autant d’escaliers par lesquels ma Volonté descend dans ton âme pour en prendre possession et en faire son Royaume, tandis que l’âme monte vers le ciel pour transporter ma Volonté du ciel à la terre. C’est par conséquent une grande tâche et il est malséant de perdre du temps, quelle qu’en soit la raison, si sainte qu’elle puisse être. ( et tu peux voir comment je m’éclipse moi- même dans ma Divine Volonté afin de lui laisser toute la place ; et si je fais mes petites sorties en venant, ce n’est que pour servir, réordonner et te faire connaître ce qui appartient à ma Divine Volonté). Par conséquent, sois attentive et que ton envol en elle soit continuel. »

Que veut dire Jésus ici ?

La Divine Volonté n’est pas une finalité, mais un moyen de produire des actes de nature divine et le moyen de les greffer dans l’acte unique et éternel de Dieu. Lorsque nous faisons des actes dans la Divine Volonté, (chacun à son rythme, car il s’agit d’une croissance et d’un processus dans lequel Jésus nous prête sa Divine Volonté), nous faisons des actes qui se greffent et restent dans l’ACTE UNIQUE DE Dieu. C’est un capital acquis !

 Avec le temps et la pratique, Jésus si bon nous aide, et nous réalisons de plus en plus d’actes dans la Divine Volonté. Ils deviennent de plus en plus nombreux, fréquents et successifs. Bientôt nous ne sortirons plus de la Divine Volonté et commencerons à vivre la vie du Ciel ici-bas.

En attendant, vivons dans cette faim de tout faire de plus en plus et à chaque instant dans la Divine Volonté. Ce sera cette vie réelle, cette transformation et divinisation que nous ne connaissons pas encore, comme dit saint Jean et que nous connaîtrons seulement lorsque nous lui serons semblables (1 Jn 3,2). Il y aura alors une parfaite harmonie de notre volonté humaine avec la Volonté Divine. Nous serons cet “homme-Dieu”, parfaite image de Dieu (ad extra), projet initial de Dieu au début de sa création.

 La chose qui m’intéresse le plus dit Jésus à Luisa, c’est sa Divine Volonté agissant dans la créature, c’est ce qui le glorifie le plus. C’est la finalité pour laquelle Il nous a créés, c’est cette finalité qui complétera l’œuvre de la Création et de la Rédemption.

Terminons avec ce magnifique texte sur l’échange de vie.

 Ma fille, être dans la résidence de ma Divine Volonté, c’est être à son poste d’honneur donné par Dieu à la créature quand il lui a donné le jour. Et celle qui est à son poste, Dieu fait qu’elle ne manque de rien : ni de sainteté, ni de lumière, ni de force, ni d’amour. Il met à la disposition de la créature tout ce qu’elle veut prendre à l’intérieur comme à l’extérieur de cette source, de sorte qu’elle vit dans l’abondance de tous les biens. Tous les actes accomplis dans la Divine Volonté ont la vertu opérative de Dieu qui se sent attiré par cette puissance même, à œuvrer dans l’acte de la créature, et ces actes ont par conséquent la vertu de se jeter avec élan et puissance dans la mer de la Divine Volonté pour la mettre en mouvement, et dans l’attitude de redoubler sa gloire et de lui faire opérer une bonté, une miséricorde et un amour nouveaux envers toutes les créatures. Si bien que la créature ne fait rien d’autre avec ses actes que mettre en marche le divin moteur pour le faire travailler.

 Il est vrai que nous sommes en nous-mêmes un mouvement continuel qui produit sans fin des œuvres, mais il est également vrai, qu’en faisant ses actes dans notre Volonté, la créature entre dans ce mouvement pour y mettre le sien, et notre mouvement se sent tourner et mouvoir à travers la créature pour produire nos œuvres. Nous sentons immédiatement son acte avec toutes nos œuvres. Sentir la créature avec nous et nos actes est la plus grande gloire et le plus grand bonheur que nous puissions recevoir. Cela te semble-t-il peu de choses que nous lui donnions la vertu de mettre en mouvement tout notre Être divin ? Et comme il nous plaît qu’elle soit à son poste, nous la laissons faire ce qu’elle veut, car nous sommes assurés qu’elle ne fera que ce que nous voulons. C’est tout le contraire pour celle qui vit dans sa volonté humaine : ses actes n’ont pas l’élan divin, ils restent en bas et remplissent souvent d’amertume leur Créateur. Après quoi, je me disais : « Oh ! comme je voudrais donner à mon Jésus, pour lui témoigner mon amour, autant de vies pour autant d’actes que j’accomplis ! » Et Jésus ajouta : Ma fille, tu dois savoir qu’en chaque chose que fait la créature, nous donnons l’acte de vie qui sort de nous. Si elle pense, nous lui donnons la vie de la pensée de notre intelligence ; si elle parle, nous mettons dans sa voix la vie de notre parole ; si elle travaille, la vie de nos œuvres court en elle ; si elle marche, nous lui donnons la vie de nos pas. Vois-tu, il y a deux actes de vie qui doivent coïncider dans chaque acte de la créature : premièrement l’acte de vie divine, suivi immédiatement de l’acte de la créature. Si en tout ce qu’elle fait, la créature agit pour celui qui lui a donné la vie, un échange de vie est formé, la vie que nous donnons et la vie que nous recevons. Et malgré la grande différence qui existe entre nos actes de vie et ceux de la créature, nous en sommes cependant glorifiés et satisfaits par ce qu’elle peut nous donner et qu’elle nous donne. Plus encore, tous les actes accomplis par elle, afin de nous donner l’échange de vie, ne restent pas à l’extérieur, mais à l’intérieur de nous, en témoignage de vie éternelle de la créature. Nous ressentons l’échange de sa vie contre la vie que nous avons donnée dans notre Être divin. Notre Vouloir et notre Amour nous apportent le doux murmure de la vie de ses pensées dans notre intelligence, le doux murmure de sa parole dans notre voix, ses œuvres murmurent doucement à nos œuvres, et le doux bruit de ses pas nous murmurent : « Amour et témoignages de vie à mon Créateur. » Et nous disons dans notre élan d’amour : « Qui est celle qui murmure dans notre Être divin avec la vie de nos actes ? C’est celle qui est dans notre Vouloir et qui travaille purement par amour. » Mais quelle n’est pas notre tristesse lorsque nous donnons vie aux actes de la créature sans rien recevoir. Ces actes restent à l’extérieur de nous et sont perdus parce qu’il leur manque la marée de notre Vouloir et de notre amour qui nous les apporte. Et la plus grande partie de ces actes apporte le sceau de l’offense de celle qui leur a donné vie. Oh ! Si les créatures pouvaient clairement comprendre ce que signifie faire leur propre volonté, elles mourraient de douleur en comprenant le grand mal dans lequel elles se précipitent et le grand bien qu’elles perdent en ne faisant pas notre Divine Volonté ! Sois attentive, ma fille, si tu ne veux pas perdre les yeux de l’âme, c’est-à-dire ma Volonté, et qu’après les avoir perdus, tu ne comprennes plus ton grand malheur, comme tant d’autres créatures ne comprennent pas qu’elles ont dilapidé la Divine Volonté afin de faire la leur. Et pour faire quoi ? Pour être malheureuses.” (29 novembre 1931).

 

 

 




4. La Divine Volonté à l’ordre du jour

Se fusionner: 1ère partie

TOME 11: 12 JUIN 1913

Se fusionner avec Jésus forme la très
Sainte Trinité en l’âme.

Pendant que je priais, j’unissais mes pensées aux pensées de
Jésus, mes yeux aux yeux de Jésus, et ainsi de suite, avec l’inten-
tion de faire ce que Jésus fait avec ses pensées, ses yeux, sa
bouche, son Cœur, etc. Et comme il me semblait que les pensées
de Jésus, ses yeux, etc. se diffusaient pour le bien de tous, il me
semblait également que, moi aussi, unie à Jésus, je me diffusais
pour le bien de tous.

Je me disais: «Quelle sorte de méditation je fais! Ah! je ne suis
plus bonne à rien! Je ne suis même plus capable de réfléchir sur
quoi que ce soit!» Mon toujours aimable Jésus me dit: «Ma fille,
que dis-tu? Tu t’affliges pour ça? Plutôt que de t’affliger, tu devrais
te réjouir car, quand tu méditais et faisais de belles réflexions, tu
n’épousais que partiellement mes qualités et mes vertus, alors que,
actuellement, puisque la seule chose que tu es capable de faire est
de t’unir et de t’identifier à moi, tu me prends tout entier.

«Bonne à rien quand tu es seule, tu es bonne à tout quand tu
es avec moi. Tu veux alors le bien de tous, et ton union à mes pen-
sées donne vie à de saintes pensées chez les créatures, ton union à
mes yeux donne vie à de saints regards chez les créatures, ton
union à ma bouche donne vie à de saintes paroles chez les créa-
tures, ton union à mon Coeur, à mes désirs, à mes mains, à mes pas, à mes battements de cœur donne plein de vies. Ce sont de
saintes vies, puisque la puissance créatrice est avec moi et que, par
conséquent, l’âme qui est avec moi, crée et fait tout ce que je
veux.

«Cette union entre toi et moi, pensée à pensée, cœur à cœur,
etc., produit en toi au plus haut degré la vie de ma Volonté et la vie
de mon amour. Par cette vie de ma Volonté, le Père est formé et,
par cette vie de mon amour, le Saint-Esprit est formé. Par les actes,
les paroles, les travaux, les pensées et tout ce qui provient de cette
Volonté et de cet amour, le Fils est formé. Voilà donc la Trinité en
ton âme. Ainsi, si nous voulons opérer, il est indifférent que nous
opérions par la Trinité se trouvant dans le Ciel, ou la Trinité se trou-
vant dans ton âme sur la terre.

«C’est pourquoi je continue d’éloigner tout le reste de toi,
même s’il s’agit de choses saintes et bonnes, pour pouvoir te don-
ner le meilleur et le plus saint, c’est-à-dire moi, et pour pouvoir
faire de toi un autre moi-même, pour autant que cela est possible
pour une créature. Je crois que tu ne te plaindras plus, n’est-ce
pas?» Je lui dis: «Ah! Jésus, je sens plutôt que je suis devenue très
mauvaise, et le pire est que je suis incapable d’identifier cette
méchanceté en moi, pour qu’au moins, je puisse tout faire pour
l’éliminer.» Jésus reprit: «Arrête, arrête! Tu veux aller trop loin
dans tes pensée personnelles. Pense à moi, et j’aurai soin de ta
méchanceté aussi. As-tu compris?»




Spécial Luisa Piccarreta

Vidéo des pères Duten

Qui est Luisa Piccarreta? Le Don de la Divine Volonté qui ouvre le Ciel à l’aube du troisième millénaire se fait connaitre au monde par son intermédiaire. Dieu l’a choisi et elle devient médiatrice du plus grand don que Dieu peut faire au monde, fruit de l’Oeuvre de la Rédemption et couronnement de la Création: LE DON DE LA DIVINE VOLONTÉ, agissante et opérante dans la créature. Ce don qui inaugure la Nouvelle Pentecôte où « le Saint Esprit qui achève toute sanctification » fait revenir l’homme « à la place , au rang et au but pour lesquels il à été crée ». « Le Livre du ciel », en tout 36 volumes, est maintenant offert à tous. Sous le pontificat de saint Jean Paul II et avec l’autorisation du cardinal Ratzinger, futur Benoît XVI s’ouvre en 1996 la Cause de Béatification de Luisa Piccarreta. Dieu en ces temps nous fait le Don de sa Divine Volonté agissante, oeuvrante, en chacun de nous. C’est le plus grand Don que Dieu fait à l’humanité. Nous proposons des vidéos courtes pour apprendre cette nouvelle Vie dans la Divine Volonté. 

 

                                Luisa Piccarreta et l’Église

 

      -La Béatification et Canonisation du P. Annibal di Francia.

 

   À Rome, suite au synode des évêques sur la formation des prêtres en 1990, eut lieu la béatification du père Anibal. Le père Anibal di Francia était le confesseur de Luisa et le censeur ecclésiastique qui autorisa les 19 premiers volumes et leur donna l’approbation de l’Église. Après avoir fondé un premier orphelinat, Il fonda deux congrégations religieuses, approuvées canoniquement par l’Église le 6 août 1926. Quant-aux écrits de Luisa, bien que les livres fussent à l’index pendant plusieurs dizaines d’années, Monseigneur Carata disait en son homélie du 23 janvier 1991 « qu’avec la béatification du père Anibal di Francia sont approuvés aussi par l’Église tous les écrits de Luisa ». Monseigneur Ricardo Guízar, alors évêque de Tlanepantla au Mexique rencontra ensuite le cardinal Ratzinger (futur Benoit XVI). Il lui fit part de l’importance des écrits de Luisa pour l’Église, et Son Éminence le cardinal Ratzinger déclara que « Tous les écrits de Luisa devaient être approuvés ».

  En 1994 Monseigneur Carmelo Cassati, archevêque de Trani et successeur Mgr Carata, reçut le Nihil Obstat afin de commencer la cause de Béatification de Luisa, le jour de la solennité du Christ Roi, le 20 novembre 1994.

 

     -Les différentes étapes jusqu’à l’approbation des écrits de Luisa.

 

Voici l’historique des étapes importantes pour la Cause de Luisa Piccarreta.

1926 : Les dix-neuf premiers Volumes de Luisa Piccarreta reçoivent l’imprimatur de L’Archevêque Guiseppe Leo, et le Nihil Obstat ainsi que du Père Annibal Francia, confesseur de Luisa et Censeur ecclésiastique, nommé par l’Archevêque de Trani.

1938 : Depuis une dizaine d’années, plusieurs exemplaires de passages choisis des Manuscrits de Luisa sont publiés. On demande des traductions en langues anglaise, polonaise et française. Des dizaines milliers de personnes font la connaissance de ces enseignements Célestes de Jésus à Luisa Piccarreta.

1970 : L’Association de la Divine Volonté à Milan, fait la publication des Écrits de Luisa. Par la suite ils sont traduits en espagnol et en anglais, d’où la version française.

John Brown (un converti à l’Église Catholique, du Texas, et ordonné prêtre dans le diocèse de Trani), ainsi que la secrétaire de l’Association Luisa Piccarreta se rendent à Rome pour un rendez-vous avec le Cardinal Joseph Ratzinger, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Le but ? Ouvrir la Cause de Béatification et de Canonisation de Luisa. Le Cardinal est très cordial, il s’assoit en cercle avec les quatre, loin de sa pile de documents. Son secrétaire leur sert du café. Le Cardinal, sans papier en main, parle avec compétence. À la surprise de ses invités, il parle beaucoup plus de la Volonté Divine qu’il ne parle de Luisa ; un sujet presque « intouchable » pour les théologiens, démontrant qu’il est très bien renseigné. Il se montre vraiment concerné de la façon que les Écrits de Luisa affecteraient la Doctrine de l’Église. II parle de façon méthodique, réfléchie et sûre, avec des mots pleins d’espérance. Il mentionne que le matériel saisi par le Vatican en 1938 sera revu. Il ajoute que si c’est la Volonté de Dieu, ce matériel sera libéré, ce qui permettrait d’ouvrir la Cause de Béatification de Luisa. À la fin de cette rencontre, qui dure environ vingt minutes, le Cardinal Ratzinger invite le groupe à la patience et à la prière.

  7 octobre 1990 : Avec la Béatification de Annibal Di Francia – un des confesseurs de Luisa, commence l’appréciation de la vie de Luisa et de sa Mission.

   1994 : Le 28 mars, les écrits reçoivent le Non Obstare du Cardinal Joseph Ratzinger, Préfet de la congrégation pour la Doctrine de la Foi. C’est lui qui recommande au Pape Jean-Paul II que la Cause de Béatification de Luisa soit entreprise.

  Le Cardinal Angelo Felici, Préfet de la Sacrée Congrégation pour la Cause des Saints, envoie une lettre à l’Archevêque Mgr. Carmelo Cassati, lui disant qu’il est heureux de l’informer qu’il n’y a aucune objection de la part du Vatican d’ouvrir la Cause de Béatification de Luisa Piccarreta .

   Janvier 1996 : Le Cardinal Joseph Ratzinger, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi signe le Document du Vatican permettant l’ouverture de la Cause de Béatification de Luisa Piccarreta. II fait sortir les Volumes qui étaient retenus au Vatican dans les Archives de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Puisque la Cause de Béatification est faite dans le Diocèse de la candidate à la Béatification, il est nécessaire que l’Archidiocèse de Trani demande à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi l’autorisation de photocopier le Journal original de Luisa Piccarreta.

 l’Archevêque Mgr Carmelo Cassati demande donc au Cardinal Joseph Ratzinger d’envoyer des délégués à Rome pour faire des photocopies des Volumes auquels le Seigneur a donné le titre : Le livre du Ciel, un « appel des créatures à revenir à l’ordre, au rang et au but pour lesquels elles ont été créées par Dieu ».

  Le Cardinal accepte, et l’Archevêque Mgr Cassati désigne le Père John Brown et le Père Michaël Adams, deux prêtres des États-Unis incardinés dans son diocèse, pour aller à Rome faire les photocopies. Quatre personnes, M. Tom Fahy et le Père Thomas Celso, tous deux des États-Unis, le Père Carlos Massieu, du Mexique, et Mme Miguel Machado, sont désignées pour les aider.

  Ils se rendent aux Archives du Cardinal Joseph Ratzinger et, du 30 janvier au 2 février, ils photocopient et photographient les Manuscrits de Luisa qui consistent en 36 Volumes, écrits sous l’obéissance, durant une période de 40 années, à travers des grandes souffrances.

  Les Manuscrits originaux sont retournés dans les Archives. Les photocopies sont apportées en voiture à I ‘Archidiocèse de Trani, destinées à être utilisées par le Tribunal Diocésain pour la Cause de Béatification. On les confie à l’Archevêque Mgr Carmelo Cassati, président de ce Tribunal. En arrivant dans la région de La Puglia où Luisa a vécu, un radieux arc-en-ciel apparaît dans le ciel.

 Au cours de cette année, l’intérêt pour le Royaume de la Divine Volonté s’étend dans 6 continents ; plusieurs pays d’Europe et les 50 États de l’Amérique en font connaissance.

Novembre 1996 : Mgr Felice Posa, postulateur de la Cause de Luisa, écrit dans une lettre : « Nous avons en notre possession les 36 Volumes de Luisa Piccarreta et nous attendons que la Commission Théologique se prononce. »

  1997 :Deux théologiens hautement qualifiés, nommés par l’Église pour la révision des Écrits de Luisa, soumettent leur rapport attestant qu’ils n’ont trouvé en ces Écrits rien qui est contraire à la foi et à la morale catholique. Toute personne obéissante à l’Église peut les lire.

  Janvier 2000 : L’Archevêque Mgr Carmelo Cassati, le responsable de la Cause de la Béatification de Luisa, se retire, et il est remplacé par Mgr Giovanni 13attista Pichierri, nouvel Archevêque de I Archidiocèse de Trani-Nazareth. Âgé de 56 ans, ce dernier est reconnu comme homme de prière. Il prit le chapelet chaque jour, et il souligne l’importance de la foi, de l’Évangile et de !’Eucharistie.

   Il reconnaît que la Cause de Luisa s’intensifie dans l’Église qui travaille avec grand soin pour harmoniser cette Doctrine très profonde avec le dépôt de la Foi.

  16 mai 2004 : Le Pape Jean-Paul II canonise le principal éditeur et confesseur de Luisa, le Père Annibal Di Francia.

  Avril 2005 : Le Cardinal Joseph Ratzinger, qui est très familier avec les Enseignements de Jésus à Luisa Piccarreta, devient le nouveau Pape.

  Octobre 2005 : La Cause de Béatification de Luisa est close dans le l’Archidiocèse de Trani et est ouverte à Rome. Tous les documents officiels sont déposés dans une boîte de bois  scellée à la cire, puis ils sont apportés à Rome.

 Juillet 2010 : Les Écrits de Luisa sont intégralement approuvés par les deux théologiens mandatés par le Vatican.

  -Benoit XVI et la Volonté de Dieu.

« L’amitié n’est pas seulement connaissance, elle est surtout communion du vouloir. Elle signifie que ma volonté grandit vers le « oui » de l’adhésion à la sienne. Sa volonté, en effet, n’est pas pour moi une volonté externe et étrangère, à laquelle je me plie plus ou moins volontiers, ou à laquelle je ne me plie pas. Non, dans l’amitié, ma volonté en grandissant s’unit à la sienne, sa volonté devient la mienne et ainsi, je deviens vraiment moi-même. »
29 juin 2011)

« Là où se fait la Volonté de Dieu se trouve le ciel, parce que l’essence du ciel c’est de ne faire plus qu’une seule chose avec la Volonté de Dieu » (Jésus de Nazareth).

« Il y a la troisième expression de la prière de Jésus et c’est elle qui est décisive ; là où la volonté humaine adhère pleinement à la volonté divine. Jésus, en effet, conclut en disant avec force :  « Cependant, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux ! » (Mc 14, 36c). Dans l’unité de la personne divine du Fils, la volonté humaine trouve sa pleine réalisation dans l’abandon total du Moi au Toi du Père, appelé Abba. Saint Maxime le Confesseur affirme qu’à partir du moment de la création de l’homme et de la femme, la volonté humaine est orientée par la volonté divine et c’est précisément dans le « oui » à Dieu que la volonté humaine est pleinement libre et trouve sa réalisation. Malheureusement, à cause du péché, ce « oui » à Dieu s’est transformé en opposition : Adam et Eve ont pensé que le « non » à Dieu était le sommet de la liberté, signifiait être pleinement soi-même. Jésus sur le Mont des Oliviers ramène la volonté humaine au « oui » total à Dieu ; en Lui, la volonté naturelle est pleinement intégrée dans l’orientation que lui donne la Personne Divine. Jésus vit son existence selon le centre de sa Personne : le fait d’être Fils de Dieu. Sa volonté humaine est attirée dans le Moi du Fils, qui s’abandonne totalement au Père. Ainsi, Jésus nous dit que ce n’est que dans la conformation de sa propre volonté à celle de Dieu, que l’être humain arrive à sa hauteur véritable, devient « divin » ; ce n’est qu’en sortant de lui, ce n’est que dans le « oui » à Dieu que se réalise le désir d’Adam, et de nous tous, celui d’être complètement libres. C’est ce que Jésus accomplit à Gethsémani : en transférant la volonté humaine dans la volonté divine naît l’homme véritable, et nous sommes rachetés. » (Audience générale)

« Ensuite mon doux Jésus prit tous les livres que j’ai écrit sur la Divine Volonté, les réunit et les pressa sur son Cœur. Puis avec une tendresse inexprimable, Il dit :  Je bénis ces écrits de tout mon Cœur ; je bénis chaque mot, je bénis les effets et les valeurs qu’ils contiennent ; ces écrits font partis de moi.

 Il appela ensuite les anges qui, s’inclinant profondément, se mirent à prier. Et comme deux prêtres qui devaient prendre connaissance de ces écrits se trouvaient là, Jésus dit aux anges de toucher leurs front pour que le Saint Esprit leur soit communiqué et qu’il infuse sa lumière en eux, afin qui puissent bien comprendre les vérités et les bienfaits que renferment ces écrits. Les anges obéirent et nous bénissant tous, Jésus disparut. » (Tome 17)

  Prière pour la Béatification de Luisa

Ô Bienheureuse Trinité, Notre Seigneur Jésus Christ nous a enseigné que, quand nous prions, nous devons demander que le nom de notre Père du Ciel soit glorifié, que sa Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel, et que son Règne vienne parmi nous.

Dans notre grand désir de faire connaitre son Royaume d’Amour, de Justice et de Paix, nous vous demandons humblement de glorifier votre servante Luisa, la petite fille de la Divine Volonté, qui par ses prières constante et ses grandes souffrances a ardemment intercédé pour le salut des âmes et pour la venue du Royaume de Dieu en ce monde.

À son exemple, nous vous prions, Père, Fils et Esprit Saint, de nous aider à embrasser joyeusement nos croix sur cette terre, de telle manière que, nous aussi, nous glorifions le nom de notre Père du ciel et entrions dans la Royaume de la Divine Volonté. AMEN

 

Carmelo Cassati, Archevêque de Trani-Barletta-Bisceglie.

« On a besoin de relancer la sainteté en plénitude, si on ne comprend pas la vie mystique, on ne sortira jamais du positivisme et du relativisme. Il faut se décider a une radicalité évangélique » Monseigneur Giovanni Picchierri.

Pour commencer regardez notre Vidéo 1 : La Divine Volonté: Appel aux créatures