NE GARDE PAS SA GLOIRE POUR TOI! TU POURRAIS LA PERDRE… MT 2, 1-12

Homélie du père Dominique




Dépêchez vous, il est moins cinq! Luc 2, 22-40

Homélie audio du père Dominique




LA PAROLE DE DIEU; « LES ENFANTS… C’EST NOËL! »

Homélie audio du père Dominique

 




LA PAROLE DE DIEU; DERNIERS PRÉPARATIFS, IL VIENT! LUC 1,26-38

Homélie audio du père Dominique




LA PAROLE DE DIEU, FAIS LE MÉNAGE DANS TA CRÈCHE, IL VIENT!

homélie audio du père Dominique:  Jean 1, 6-8;19-28




PAROLE DE DIEU, DIEU CRIE! IL TE DÉRANGE?

Homélie audio du père Dominique Duten

2ème dimanche de l’Avent




Homélie audio du père Dominique: 1er dimanche de l’Avent

Homélie avec les enfants du catéchisme de Saint Ciers sur Gironde

PAROLE DE DIEU: LAISSER VENIR À MOI LES PETITS ENFANTS

 




La Divine Volonté: Un échange de Vie

Vidéo du père Dominique

Commentaire du père Dominique

   La vie dans la Divine Volonté est un échange de vies.

“Je n’ai rien fait qui n’ait pas comme principal objectif que l’homme prenne possession de ma Volonté et moi de la sienne. C’était ma principale préoccupation dans la Création et dans la Rédemption. Les sacrements que j’ai institués, les nombreuses grâces données à mes saints ont été autant de semences et de moyens pour qu’ils arrivent à la possession de ma Volonté”

(Tome 14, 11 septembre 1922)

 La vie dans la Divine volonté est un échange de vies dit Jésus et un échange de tempérament.

Une fois que nous savons que le don de la Divine Volonté existe, il faut juste se décider, le désirer toujours plus et commencer. Dieu nous aidera en voyant notre bonne volonté. Bien sûr, la lecture des écrits de Luisa est une clef de la croissance. Les écrits sont comme des aimants, ils nous attirent. Plus nous les connaissons, plus nous aimons Jesús et  plus nous désirons vivre dans son Divin Vouloir.

Que se passe t’il ?

Rapidement, une fois que l’on commence à faire de petits actes dans la Divine Volonté, nous sentons, de plus en plus, un désir de vivre toute notre vie dans la Divine Volonté. L’Esprit Saint agit en nous, c’est un nouveau baptême ! Un baptême dans le feu dit Jésus.  On veut persévérer, la prière se fait continue. On désire, comme le disait Jésus, que cette vie dans la Divine Volonté devienne notre aliment de chaque instant (Jn 4, 34). Jésus nous prête peu à peu sa Divine Volonté afin que nous agissions par nos actes en Elle.

La Vie Divine.

Définissons ce qu’est la Vie Divine. En Dieu, comme en nous, explique Jésus, sa Vie a besoin de Sa Volonté pour se mouvoir et Sa Volonté a besoin de sa Vie pour se manifester dans des actes et produire des effets. Pour nous aussi, la vie, notre vie, se constitue par l’ensemble de nos actes, depuis la conception jusqu’à aujourd’hui. Notre volonté garde tous ces actes, comme dans une boîte, elle les unit et elle les met en mouvement. On peut dire que nous sommes l’ensemble de ces actes : physiques, moraux, les apprentissages, les relations… Tous nos actes sont mis en mouvement par la volonté et forment ce que nous sommes.

Notre vie est l’ensemble des actes, de nos actes, qui, unis ensemble, agissent par l’action de la volonté.

Maintenant de la même manière, si nous considérons la Vie Divine, elle sera l’ensemble de tous les actes de La VIE DE DIEU. La Vie Divine, dit Jésus, est l’ensemble de ses attributs (sagesse, puissance, science, miséricorde, sainteté…) en acte par sa Volonté. Dieu est Amour, mais sa Volonté doit faire agir cet Amour pour aimer !

Jésus définit la vie Divine comme « l’ensemble de ses attributs dans l’immense mer de son Amour, que sa Volonté met en mouvement. »

 Cela implique le mouvement de TOUT Dieu, de tous ses attributs et de son action universelle et unique. Il est intéressant de noter que cela est pareil pour nous. Notre vie est l’ensemble de ce que nous sommes (attributs aussi, bien pauvres, certes!). Mais la volonté met en mouvement tout ce que nous sommes, comme en Dieu. Nous sommes bien à son image et à sa ressemblance !

Échange de vie donc.

 Nos attributs ? : ce sont nos mains, pieds, yeux, tout ce que nous sommes et toute notre volonté, et, dans cet échange de vie, nous offrons nos misères finalement…et Dieu les accepte, déposant en nous sa Divine Volonté pour qu’elle agisse en nous, avec nous. C’est un acte conjoint.

Lisons dans le Tome 26 au 16 avril 1929.

Courage, ô fille, ne t’abandonne pas à ton chagrin, mais monte plus haut. Tu sais que tu as une tâche à accomplir, et cette tâche est si grande que même la douleur de ma privation ne doit pas t’arrêter. Au contraire, elle doit t’aider à monter plus haut, dans la lumière de ma Divine Volonté. Ta rencontre avec elle doit être continuelle parce que c’est un échange de vie que tu dois avoir : elle doit se donner continuellement à toi, et toi à elle.

 Et tu sais que le mouvement, les battements de cœur, la respiration doivent être continuels, sinon la vie ne peut exister, et tu ferais que ta vie manquerait dans mon Fiat ; il ressentirait la peine que sa petite fille, sa chère nouveau-née, serait cause que son mouvement, ses battements de cœur, sa respiration ne seraient plus en lui ; il ressentirait le déchirement de sa nouveau-née qu’il conserve toujours dans l’acte d’être née, sans la faire sortir de son sein, pas même pour lui permettre de faire un seul pas afin de ressentir sa vie comme la sienne propre.

Cela doit être continu !!! comme la vie.

« Et tu ressentirais l’absence de vie de son mouvement continuel, de ses battements de cœur, de sa respiration ; tu ressentirais le vide d’une vie divine dans ton âme. Non, non, ma fille, je ne veux aucun vide de ma Volonté en toi. Et tu dois savoir que toutes les manifestations que je te fais sur mon divin Fiat sont comme autant d’escaliers par lesquels ma Volonté descend dans ton âme pour en prendre possession et en faire son Royaume, tandis que l’âme monte vers le ciel pour transporter ma Volonté du ciel à la terre. C’est par conséquent une grande tâche et il est malséant de perdre du temps, quelle qu’en soit la raison, si sainte qu’elle puisse être. ( et tu peux voir comment je m’éclipse moi- même dans ma Divine Volonté afin de lui laisser toute la place ; et si je fais mes petites sorties en venant, ce n’est que pour servir, réordonner et te faire connaître ce qui appartient à ma Divine Volonté). Par conséquent, sois attentive et que ton envol en elle soit continuel. »

Que veut dire Jésus ici ?

La Divine Volonté n’est pas une finalité, mais un moyen de produire des actes de nature divine et le moyen de les greffer dans l’acte unique et éternel de Dieu. Lorsque nous faisons des actes dans la Divine Volonté, (chacun à son rythme, car il s’agit d’une croissance et d’un processus dans lequel Jésus nous prête sa Divine Volonté), nous faisons des actes qui se greffent et restent dans l’ACTE UNIQUE DE Dieu. C’est un capital acquis !

 Avec le temps et la pratique, Jésus si bon nous aide, et nous réalisons de plus en plus d’actes dans la Divine Volonté. Ils deviennent de plus en plus nombreux, fréquents et successifs. Bientôt nous ne sortirons plus de la Divine Volonté et commencerons à vivre la vie du Ciel ici-bas.

En attendant, vivons dans cette faim de tout faire de plus en plus et à chaque instant dans la Divine Volonté. Ce sera cette vie réelle, cette transformation et divinisation que nous ne connaissons pas encore, comme dit saint Jean et que nous connaîtrons seulement lorsque nous lui serons semblables (1 Jn 3,2). Il y aura alors une parfaite harmonie de notre volonté humaine avec la Volonté Divine. Nous serons cet “homme-Dieu”, parfaite image de Dieu (ad extra), projet initial de Dieu au début de sa création.

 La chose qui m’intéresse le plus dit Jésus à Luisa, c’est sa Divine Volonté agissant dans la créature, c’est ce qui le glorifie le plus. C’est la finalité pour laquelle Il nous a créés, c’est cette finalité qui complétera l’œuvre de la Création et de la Rédemption.

Terminons avec ce magnifique texte sur l’échange de vie.

 Ma fille, être dans la résidence de ma Divine Volonté, c’est être à son poste d’honneur donné par Dieu à la créature quand il lui a donné le jour. Et celle qui est à son poste, Dieu fait qu’elle ne manque de rien : ni de sainteté, ni de lumière, ni de force, ni d’amour. Il met à la disposition de la créature tout ce qu’elle veut prendre à l’intérieur comme à l’extérieur de cette source, de sorte qu’elle vit dans l’abondance de tous les biens. Tous les actes accomplis dans la Divine Volonté ont la vertu opérative de Dieu qui se sent attiré par cette puissance même, à œuvrer dans l’acte de la créature, et ces actes ont par conséquent la vertu de se jeter avec élan et puissance dans la mer de la Divine Volonté pour la mettre en mouvement, et dans l’attitude de redoubler sa gloire et de lui faire opérer une bonté, une miséricorde et un amour nouveaux envers toutes les créatures. Si bien que la créature ne fait rien d’autre avec ses actes que mettre en marche le divin moteur pour le faire travailler.

 Il est vrai que nous sommes en nous-mêmes un mouvement continuel qui produit sans fin des œuvres, mais il est également vrai, qu’en faisant ses actes dans notre Volonté, la créature entre dans ce mouvement pour y mettre le sien, et notre mouvement se sent tourner et mouvoir à travers la créature pour produire nos œuvres. Nous sentons immédiatement son acte avec toutes nos œuvres. Sentir la créature avec nous et nos actes est la plus grande gloire et le plus grand bonheur que nous puissions recevoir. Cela te semble-t-il peu de choses que nous lui donnions la vertu de mettre en mouvement tout notre Être divin ? Et comme il nous plaît qu’elle soit à son poste, nous la laissons faire ce qu’elle veut, car nous sommes assurés qu’elle ne fera que ce que nous voulons. C’est tout le contraire pour celle qui vit dans sa volonté humaine : ses actes n’ont pas l’élan divin, ils restent en bas et remplissent souvent d’amertume leur Créateur. Après quoi, je me disais : « Oh ! comme je voudrais donner à mon Jésus, pour lui témoigner mon amour, autant de vies pour autant d’actes que j’accomplis ! » Et Jésus ajouta : Ma fille, tu dois savoir qu’en chaque chose que fait la créature, nous donnons l’acte de vie qui sort de nous. Si elle pense, nous lui donnons la vie de la pensée de notre intelligence ; si elle parle, nous mettons dans sa voix la vie de notre parole ; si elle travaille, la vie de nos œuvres court en elle ; si elle marche, nous lui donnons la vie de nos pas. Vois-tu, il y a deux actes de vie qui doivent coïncider dans chaque acte de la créature : premièrement l’acte de vie divine, suivi immédiatement de l’acte de la créature. Si en tout ce qu’elle fait, la créature agit pour celui qui lui a donné la vie, un échange de vie est formé, la vie que nous donnons et la vie que nous recevons. Et malgré la grande différence qui existe entre nos actes de vie et ceux de la créature, nous en sommes cependant glorifiés et satisfaits par ce qu’elle peut nous donner et qu’elle nous donne. Plus encore, tous les actes accomplis par elle, afin de nous donner l’échange de vie, ne restent pas à l’extérieur, mais à l’intérieur de nous, en témoignage de vie éternelle de la créature. Nous ressentons l’échange de sa vie contre la vie que nous avons donnée dans notre Être divin. Notre Vouloir et notre Amour nous apportent le doux murmure de la vie de ses pensées dans notre intelligence, le doux murmure de sa parole dans notre voix, ses œuvres murmurent doucement à nos œuvres, et le doux bruit de ses pas nous murmurent : « Amour et témoignages de vie à mon Créateur. » Et nous disons dans notre élan d’amour : « Qui est celle qui murmure dans notre Être divin avec la vie de nos actes ? C’est celle qui est dans notre Vouloir et qui travaille purement par amour. » Mais quelle n’est pas notre tristesse lorsque nous donnons vie aux actes de la créature sans rien recevoir. Ces actes restent à l’extérieur de nous et sont perdus parce qu’il leur manque la marée de notre Vouloir et de notre amour qui nous les apporte. Et la plus grande partie de ces actes apporte le sceau de l’offense de celle qui leur a donné vie. Oh ! Si les créatures pouvaient clairement comprendre ce que signifie faire leur propre volonté, elles mourraient de douleur en comprenant le grand mal dans lequel elles se précipitent et le grand bien qu’elles perdent en ne faisant pas notre Divine Volonté ! Sois attentive, ma fille, si tu ne veux pas perdre les yeux de l’âme, c’est-à-dire ma Volonté, et qu’après les avoir perdus, tu ne comprennes plus ton grand malheur, comme tant d’autres créatures ne comprennent pas qu’elles ont dilapidé la Divine Volonté afin de faire la leur. Et pour faire quoi ? Pour être malheureuses.” (29 novembre 1931).

 

 

 




N’aie pas peur, entre dans sa joie

Homélie audio du père Dominique: Mt 25, 14-30

Parabole des talents




33e DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE, année A Mt 25, 14-30

                      

    « Voici qu’Il vient sans tarder, Le Seigneur :

                                     Il apporte avec Lui le salaire, pour donner à chacun selon ce qu’il aura fait « . Ap 22, 12

 

                                                                        

 

   Évangile (Mt 25, 14-30)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « C’est comme un homme qui partait en voyage : il appela ses serviteurs et leur confia ses biens. À l’un il remit une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul talent, à chacun selon ses capacités. Puis il partit. Aussitôt, celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla pour les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n’en avait reçu qu’un alla creuser la terre et cacha l’argent de son maître. Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint et il leur demanda des comptes. Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha, présenta cinq autres talents et dit : ‘Seigneur, tu m’as confié cinq talents ; voilà, j’en ai gagné cinq autres.’ Son maître lui déclara : ‘Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.’ Celui qui avait reçu deux talents s’approcha aussi et dit : ‘Seigneur, tu m’as confié deux talents ; voilà, j’en ai gagné deux autres.’ Son maître lui déclara : ‘Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.’ Celui qui avait reçu un seul talent s’approcha aussi et dit : ‘Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain. J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient.’ Son maître lui répliqua : ‘Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. À celui qui a, on donnera encore, et il sera dans l’abondance ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dans les ténèbres extérieures ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents !’ »

Commentaire du Père Jean-Jacques                  Télécharger

   « Tu as été fidèle pour peu de choses,

                                                      je t’en confierai beaucoup » (Mt 25,21)

    Cette magnifique « parabole » vient nous éclairer sur le sens et le but de notre vie sur la terre. Nous avons reçu gracieusement ce dépôt de la foi, -ce trésor de l’Amour de Dieu -, que nous pouvons partager généreusement comme une semence dont la fécondité est incalculable.  Tel est la « Joie du Père qui est glorifié lorsque nous portons beaucoup de fruits » (Jean 15 ;8). « Cet homme » est bien le Christ qui partage ses dons, (ses talents) avec ses disciples. Il donne tout, car Il connaît les grandes richesses de la nature humaine : « ce veilleur fidèle et sobre » (2°lecture), capable de donner fécondité à ce qu’Il reçoit. Créée à Son Image, la créature ressemble à son Créateur ; l’homme est porteur du ciel comme d’un infini dont il ignore la fécondité. Il reçoit la Divine Volonté comme « Un trésor dans un vase d’argile » (2 Cor 4 ;7). Un trésor réparti selon les possibilités de chacun, car Dieu a confiance. L’histoire est trop belle pour s’arrêter ainsi. Mais, l’homme trahit son maître en gardant pour lui-même ce bien qui ne lui appartient pas. Il oublie que Sa vie est un trésor divin qui appartient à son maître. Elle est ce talent aux ressources incalculables qui lui est confié du ciel . Je me reproche souvent d’avoir manqué d’audace et d’avoir pris peur,  au lieu de me risquer dans la foi. Je peux rester « ce serviteur scrupuleux et timide » et continuer d’ignorer la confiance de mon Seigneur. Je peux encore mettre en avant la prudence et la sage raison pour cacher mes peurs à ne pas me lancer à corps perdu dans cet aventure folle de l’Évangile. Nous sommes tous « des serviteurs paresseux » qui ont besoin d’être secoués par la « Parole de vérité ». Cette Parole de Dieu nous élève ou nous condamne, selon ce que nous en faisons. En donnant tout, Dieu prend ainsi le risque de pouvoir compter sur chacun d’entre nous. C’est le prix de son amour que nous ne pouvons pas cacher. Il nous laisse la fécondité de cette semence. Quand les hommes deviennent comme des miroirs transparents, laissant refléter les dons de l’Esprit, ils font la joie des bienheureux et des saints !

       « Heureux ceux qui ont été fidèles (..), Il leur confiera davantage ».

                                                                           Père Jean-Jacques Duten

 

Commentaire du Père Dominique          Télécharger

 LA PARABOLE DES TALENTS (Mt 25, 14-30). 

                                                     

 

   Les talents alors qu’est-ce que c’est ? De quoi s’agit-il ? Rien d’autre que Dieu lui-même qui se donne par la foi. Un saint prêtre et mystique (Divo Barsotti, je crois) disait : la Foi c’est Dieu ! Dieu se donne et veut être notre Tout, et nous transformer totalement en Lui jusqu’à devenir des copies de Lui-même. Ce talent n’est rien d’autre que le Don que Dieu fait de Lui-même à chaque créature. Le Don de sa Vie réelle en nous, ce que nous appelons sa Divine Volonté.

Voyons trois points essentiels dans cet évangile.

 

  1. Se mettre travail

  Si Dieu se donne à nous, s’Il fait sa demeure en nous (Jn 14, 23), on serait bien « bêtes » de ne pas « faire équipe » et de travailler avec Lui. C’est pourtant ce qui arrive malheureusement. Peu de chrétiens veulent travailler pour le Seigneur et se cantonnent à leurs petites dévotions. On est bien trop occupé, comme le dit Jésus, par nos petites affaires personnelles, on reste centré sur nous-même,  sur nos problèmes, nos soucis, nos petites joies humaines, nos blessures aussi, que Jésus pourrait guérir en un instant si nous nous donnions à Lui vraiment.

  Nous restons même centrés et propriétaires de notre manière d’aller à Dieu, « bien grossière » disait Jean de la croix, finalement nous voulons garder en tout les rênes de notre vie, garder notre volonté propre et tout contrôler.

  « Ne travaillez pas pour la nourriture qui se perd » dit Jésus mais pour la nourriture qui demeure en vie éternelle et qui est de faire comme Lui « la Volonté du Père ». Malheureusement peu comprennent cela, et la grâce « demeure stérile » en nous (1 Co 15, 10). Dieu veut venir vivre en nous pour agir avec nous et nous faire « ses coopérateurs ». IL souffre tellement « que nous recevions en vain sa grâce » (2 Co 6, 1), sa Présence, et n’accueillons pas sa Divine Volonté ! Ne nous limitons pas, mes amis, à conserver donc cette petite graine, ce don immense de Dieu, qui peut devenir un grand arbre où beaucoup attendent de se réfugier, mais travaillons « par Lui, avec Lui et EN LUI » !

 

  1. Mauvais serviteur ? ; « Repentez-vous et croyez ».

   Cette image de Dieu sévère, est salutaire. Sa justice précède toujours sa Miséricorde. Quand nous laissons stérile les dons de Dieu à cause de notre péché, de nos omissions ou seulement à cause de notre tiédeur, nous ne pouvons réjouir le Cœur de Dieu. Nous  sentons et voyons Dieu comme « fâché », en colère. C’est bon d’avoir dans notre humanité ces sentiments. Cela est une grâce qui conduit à la repentance ! Dieu veut nous faire Miséricorde mais il veut la vérité, la vérité sur notre péché, sur notre paresse et manque d’intérêt dans les choses de Dieu. La justice de Dieu se manifeste toujours la première, mais c’est pour nous faire prendre conscience et nous ouvrir à sa Miséricorde qui nous fait le don de son Amour et de son Pardon. « Dieu ne veut pas la mort du pécheur mais qu’il se repente, et qu’il vive » (Ez 18, 23).

 

  1. Fidèle en peu, beaucoup de joie !

   Finalement il s’agit d’être fidèle dans les petites choses. La petite Thérèse l’avait bien compris en disait « que ramasser une épingle avec amour pour Jésus pouvait sauver une âme ». Son père d’ailleurs, comme elle appelait saint Jean de la Croix, disait bien que « le plus petit acte de pur amour avait plus de valeur pour l’Église que toutes les œuvres réunies ». Incroyable ! Dieu se contente de peu si nous le laissons être la source de nos actes et que notre vie devienne une consécration constante de nous-même et de toutes nos activités dans son Divin Vouloir. Jésus veut juste que nous renouvelions sa Vie ici-bas. Et pour cela Il nous invite à commencer à vivre avec Lui les petites tâches de la vie quotidienne : manger, dormir, travailler de nos mains, parler, prier, souffrir… L’humanité de Jésus qui a vécu notre vie a sanctifié tous nos actes humains, et maintenant, chacun en les vivant unis à Lui, dans sa Volonté, nous Lui permettons de leur donner une valeur infinie, divine et éternelle ! Ce sont des choses très simples qu’il faut savoir et commencer à vivre, car le salaire dès ici-bas est immense : « La Joie du Seigneur » (Mt 25, 21), c’est-à-dire la Joie de Dieu, le ciel sur la terre, rien de moins ! Qu’est ce que se sera au ciel ?! 

  Cette petite activité de vivre fidèlement nos quotidiens dans la Divine Volonté nous fait donc entrer dans ce milieu divin où règne la Joie de Dieu. On peut dire que dans la Divine Volonté nous participons déjà à une nouvelle activité de Dieu en nous, et avec nous, qui nous fait « commencer à vivre la vie des bienheureux du ciel ».

                                          Celui qui a des oreilles pour entendre qu’Il entende !

                                                                                                         Père Dominique Duten