NOTRE DAME D’AKITA

 

Il y a, dans ce fébrile Japon, un très pauvre couvent où vivent, le plus chrétiennement qu’elles le peuvent, cinq religieuses d’un Institut séculier. Elles disposent d’une chapelle avec la présence constante du Très Saint Sacrement. Près du tabernacle, une statue représentant la Sainte Vierge, debout sur un globe et adossée à la Croix, réplique de la Vierge apparue à Amsterdam (apparition reconnue depuis lors) : Notre Dame de Tous les Peuples.

Agnès Sasagawa Katsuko, née en 1931 avait été opérée d’une appendicite, mais lors de l’anesthésie, une injection abusive provoqua la paralysie, Agnès a 19 ans. Son père, homme de grande noblesse, ne voulut pas attaquer le corps médical. Il disait (m’a confié Agnès) : « Le médecin s’est trompé sans malice en essayant de soigner ma fille, je n’exercerai aucune vengeance ».
Une infirmière catholique lui fait connaître alors le Christ. La conversion d’Agnès s’accomplit dans la paix, en dialogue avec un moine bouddhiste, respectueux de sa conscience.
En 1956, son état empire : elle est dans le coma. Les sœurs de Nagasaki envoient de l’eau de Lourdes à la clinique de Myôkô. A peine l’eau est-elle entrée dans la bouche d’Agnès qu’elle reprend connaissance : ses membres figés retrouvent leur mobilité. Alors âgée de vingt-cinq ans, elle travaille de tout son cœur comme catéchiste à l’église de Myôkô-Kogen.
Mais, devenue sourde, elle met fin à ses tâches de catéchiste, puis entre chez les Servantes de l’Eucharistie à Yuzawada – sœurs contemplatives dont la communauté avait été fondée par Mgr Jean Shojiro Itô, évêque de Niigata.

Le jeudi soir 5 juillet 1956, elle commence à prier et soudain, elle ressent dans le creux de sa main gauche une blessure de deux centimètres de large sur trois centimètres de long, en forme de croix : en apparence, c’est une égratignure, mais la sensation d’une piqûre profonde, comme d’une aiguille, l’empêche de dormir. A trois heures du matin, soudain, elle entend une voix (son ange gardien) :
« Ne crains pas ! Ne prie pas seulement à cause de tes péchés, mais en réparation de ceux de tous les hommes. Le monde actuel blesse le Très Saint Cœur de Notre-Seigneur par ses ingratitudes et ses injures. La blessure de Marie est beaucoup plus profonde que la tienne. Maintenant, allons ensemble à la chapelle. »
Agnès continue sa prière devant la statue : une réplique de la Vierge apparue à Amsterdam (apparition reconnue depuis lors), Notre Dame de Tous les Peuples.
La voix se tait, l’ange disparaît. La contemplation a été longue ; l’horloge indique cinq heures du matin (premier vendredi du mois). Les sœurs arrivent à la chapelle. Agnès n’ose aller regarder de plus près les mains de la statue, elle demande à une de ses compagnes, sœur K., de regarder. La sœur regarde et se prosterne très émue. Agnès la rejoint : elle perçoit sur les mains de la Vierge une blessure analogue à la sienne, le sang suinte également.

Le samedi 13 octobre 1973, après laudes, oraison et chapelet, elle reçoit un nouveau message « Un feu tombera du ciel et anéantira une grande partie de l’humanité […]. Les armes qui vous resteront seront le rosaire et le signe [de la croix] que le Fils a laissé. »
Les messages ont été accompagnés parfois de la vision d’une grande lumière, parfois d’un parfum ineffable…

Le 4 janvier 1975, premier samedi du mois, à la fin d’une retraite, Mgr Shojiro Itô est attendu par une vingtaine de sœurs. Vers neuf heures du matin, la sœur sacristine s’étonne : le socle de la statue est mouillé. Elle a versé encore ensuite des larmes, en tout : 101 fois. Le jour et l’heure ont été notés chaque fois par l’aumônier Tasuya, et par les témoins qui se trouvaient là occasionnellement : au total 2 000 témoins.

 

Seul un petit nombre de catholiques connaissent Notre-Dame d’Akita, mais le message, comme celui de Fatima, est un spécifique avertissement de châtiment pour le monde entier. Le châtiment est vraiment une terrible menace –bien pire que la possibilité de l’anéantissement de plusieurs nations prophétisée à Fatima. Akita est absolument conforme aux prophéties de l’Écriture.

 

Le premier message reçu par Sœur Agnès Sasagawa Katsuko le 6 Juin 1973,était un appel à la prière et au sacrifice pour la gloire du Père et le salut des âmes.Le deuxième message, le 3 août 1973, a été pour la prière, la pénitence et de courageux sacrifices pour adoucir la colère du Père.

 

Le troisième message le 13 Octobre 1973, l’anniversaire de la dernière vision et du miracle de Fatima est comme suit: «Comme Je vous l’ai dit,si les hommes ne se repentent pas et ne s’amendent pas par eux-mêmes, le Père infligera un châtiment terrible à toute l’humanité. Ce sera un châtiment plus grand que le déluge, comme on n’aura jamais vu avant.Un feu tombera du ciel et va faire disparaître une grande partie de l’humanité, les bons comme les mauvais, n’épargnant ni les prêtres ni fidèles. Les survivants se trouveront si désolés qu’ils envieront les morts.

 

Les seules armes qui vous resteront, seront le Rosaire et le Signe laissé par mon Fils. Chaque jour, récitez les prières du Rosaire. Avec le Rosaire, priez pour le Pape, les évêques et les prêtres. Le travail du diable s’infiltrera même dans l’Église de manière que l’on verra des cardinaux s’opposer à des cardinaux, et des évêques contre d’autres évêques.

 

Les prêtres qui me vénèrent, seront méprisés et combattus par leurs Confrères. L’Église et les autels seront saccagées .L’Église sera pleine de ceux qui acceptent des compromissions et le démon pressera de nombreux prêtres et des âmes consacrées à quitter le service du Seigneur.« Le démon va faire rage en particulier contre les âmes consacrées à Dieu. La pensée de la perte de tant d’âmes est la cause de ma tristesse. Si les péchés augmentent en nombre et en gravité, il ne sera plus question de pardon pour eux. »

 

Le Cardinal Ratzinger, en Juin 1988, a approuvé les événements Akita comme «fiable et digne de foi ».En fait, l’ambassadeur des Philippines au Vatican, en 1998, a parlé au cardinal Ratzinger sur Akita et le cardinal: «personnellement m’a confirmé que ces deux messages de Fatima et Akita sont essentiellement les mêmes». Par conséquent,à Akita nous avons à faire à une intervention de la Bienheureuse Vierge Marie que l’Église a approuvé telle que pour vous à cet égard comme Lourdes, La Salette, ou Fatima.

 

 




LA VIERGE EN PLEURS DE BORDEAUX

 

 

Les événements ont lieu au début du XXe siècle, au cœur de la ville de Bordeaux. Ils font suite aux Apparitions de la Vierge à La Salette de 1846, où de terribles Châtiments divins avaient déjà été annoncés. En pleurant, la Vierge Marie avait alors mis en garde les Français par l ’intermédiaire de deux petits bergers, Mélanie et Maximin :

« Si mon peuple ne veut pas se soumettre, Je suis forcée de laisser aller le bras de mon Fils. Il est si fort et si pesant que Je ne puis le maintenir. »

Si Dieu élit Ses messagers parmi les petits, les pauvres, les « sans nom ni culture », c’est afin que Sa Toute-Puissance soit manifeste et que les grands de ce monde soient confondus. Marie Mesmin, élue par le Seigneur pour transmettre à la France et aux nations des Avertissements de première importance, ne fait pas exception à cette règle. Née à la campagne en 1867, elle ne sait ni lire ni écrire. C’est pourtant une femme intelligente à l’esprit vif et au jugement sûr.

Vers l’âge de quinze ans, elle s’établit à Bordeaux, où elle demeurera jusqu’à sa mort, en juin 1935. C’est là qu’elle rencontre Jean Mesmin, qu’elle épousera après avoir demandé conseil à saint Antoine de Padoue. En 1905, elle devient concierge d’un petit immeuble sis au Cours du 30 Juillet, où elle résidera avec son mari et leurs deux filles pendant plusieurs années. Pourquoi ce lieu particulier ? Cette adresse évoque la « Révolution de Juillet» de 1830 événement emblématique de l’abandon des valeurs de la Foi et de la montée de la laïcité.Voilà pourquoi le Seigneur choisit d’y envoyer Sa Mère.

Comme beaucoup d’âmes privilégiées, Marie Mesmin a été très tôt touchée par la Grâce : à l’âge de sept ans, elle échappe miraculeusement à la noyade en invoquant Jésus, qui lui apparaît peu après, avec Son Sacré-Cœur, tandis qu’elle garde du bétail dans un champ. Sa piété et sa vertu vont croissant, elle passe des nuits en prière pour les âmes du Purgatoire, qui viendront souvent lui demander du secours.

Dans une Locution, le Christ lui dit un jour :

« Mon enfant, tu veux M’aimer beaucoup, mais c’est par Ma Mère que tu arriveras à Moi… »

Marie Mesmin se rapproche alors de la Vierge avec une grande ferveur. Vers 1902, elle commence à recevoir des Révélations de Marie. Ne sachant pas écrire, elle charge deux religieux de les consigner : c’est ainsi qu’elles nous sont parvenues.
De constitution chétive, Marie Mesmin a une mauvaise santé : elle est diabétique et tuberculeuse. Elle souffrira toute sa vie de ces maladies, que la Sainte Vierge lui demande d’accepter, pour les offrir à son Divin Fils, en réparation des péchés, pour l’humanité et les âmes du Purgatoire. Marie Mesmin, qui avait espéré être guérie à Lourdes, endure ce rôle d’âme victime avec amour et confiance. Elle ne se plaint jamais et continue d’accomplir ses tâches familiales et professionnelles avec zèle et bonté. Parallèlement, elle soigne son mari, atteint d’une pleurésie.

A la suite de son pèlerinage à Lourdes, Marie Mesmin décide d’acquérir une grande statue de la Vierge. Il lui faudra faire bien des sacrifices pour réussir à économiser, sou par sou, la somme nécessaire à l’achat d’une statue un peu plus petite, de soixante centimètres de haut. Elle va transformer une pièce en oratoire, pour y installer dignement cette Vierge, sans imaginer les Miracles qui se produiront dès mars 1907.

C’est alors que la statue va commencer à verser des Larmes. Ce n’est que le début d’une suite de lacrimations et d’autres signes du Ciel, tous aussi impressionnants et destinés à rappeler le peuple de France à la conversion, à la prière et au repentir.

La Vierge va pleurer et transmettre à sa messagère des Enseignements et des avertissements durant plusieurs années dans l’oratoire du Cours du 30-Juillet.

En 1909, Elle lui apparaît quinze fois dans l’église Notre-Dame de Bordeaux. Ces Miracles, Apparitions et Messages du Ciel font l’objet de fortes oppositions. On persécute la voyante et les personnes qui viennent s’agenouiller au pied de la statue. Ces rassemblements de prière sont même interdits… On veut à tout prix museler la Vierge et nier sa Présence.

Après qu’on a confisqué la statue, Marie Mesmin reçoit une nouvelle en cadeau, en 1911, représentant la Vierge-Enfant, « la Santissima Bambina », qui va elle aussi verser des Larmes.

Ces lacrymations miraculeuses cessent en janvier 1913, à cause de la violente répression que subissent Marie Mesmin et son groupe de prière.

On contraint la famille Mesmin à déménager au boulevard du Bouscat. Mais un autre phénomène surnaturel se fait jour : des parfums suaves émanent de la Santissima Bambina.

Dès le début des faits, des conversions et des guérisons ont lieu, en France et à l’étranger, où s’est étendue la dévotion à Notre-Dame des Pleurs.

Plus tard, des soldats des tranchées seront sauvés par l’invocation de ses Larmes, d’autres mourront en état de Grâce en La priant…

Des centaines de lettres et d’ex-voto arrivés au Cours du 30 Juillet et au Bouscat témoignent de la Puissance merveilleuse de Notre-Dame de Bordeaux.

Les Enseignements inspirés que nous laisse Marie Mesmin sont en parfaite cohérence avec ceux de l’Église, des saints et mystiques. Ils nous incitent à mettre Dieu à la première place avec amour, en vouant nos vies au bien et à la justice. Mais ce qui frappe le plus est le caractère d’urgence de ces paroles. Le temps presse, car la Patience de Dieu semble avoir atteint ses limites :

Les Prophéties de Bordeaux sonnent comme les ultimes annonces des fléaux épouvantables qui vont s’abattre sur la France déchristianisée, refusant de revenir enfin à la Foi de son baptême : la Première Guerre mondiale éclate effectivement l’année suivante…

Ce n’est que le début des grandes Tribulations qui nous attendent si nous continuons à fermer nos oreilles et notre cœur à Dieu. La portée des Messages de Marie Mesmin ne s’arrête pas à 1914 ; ils nous sont adressés à nous aussi, hommes et femmes du XXIe siècle, qui n’avons toujours pas tiré leçon des deux Guerres mondiales, ni des mille cataclysmes provoqués par la folie de l’humanité sans Dieu…

« Prière et humilité, charité et bonne volonté » : voici le résumé du Catéchisme de la Vierge de Bordeaux, si proche de nous et pourtant méconnue…

 




LA VIERGE DE MARIAPOCS EN HONGRIE

 

Nous sommes à Mariapocs, village gracieux en Hongrie Orientale, célèbre par l’image de la «Vierge Pleurante» que représente la Mère de Dieu. Son histoire, déjà ancienne de 250 ans, mérite d’être connue aussi dans les pays éloignés de Hongrie.

Une visite faite au sanctuaire un jour de fête mariale produit une impression qu’on n’oublie jamais. Dizaines de milliers de pèlerins de rite romain et de rite byzantin viennent rendre leur hommage filial à la Mère de Dieu. Ils implorent tous la miséricorde de la Mère Céleste pour les misères humaines.

L’histoire de ce sanctuaire marial est vieille de 250 ans. Les guérisons miraculeuses sont innombrables durant cette période. Les origines de cette image remontent au XVIIe siècle. Nous sommes en 1696. La Hongrie est dévastée par l’invasion musulmane. La population meurt de faim et de maladies infectes. Le calvinisme, introduit de la Suisse, fait ses progrès parmi les habitants. L’image de la Mère de Dieu vénérée dans l’église de Pocs 1 commence à verser des larmes. Elle ne cesse de pleurer pendant dix-huit jours. Les larmes coulent des deux yeux de la Vierge pendant le mois de novembre et de décembre de l’année 1696. Un soldat turc de passage, ému par ce spectacle merveilleux, se fait baptiser. Un soldat protestant touche les larmes orgueilleusement et aussitôt il est pris d’un violent malaise. Une forte fièvre envahit tout son organisme. L’image s’obscurcit et prend une couleur brune. Le soldat est immensément ému, il fait pénitence de son insolence. Il fait publiquement profession de religion catholique. Les miracles se succèdent d’une manière croissante. L’autorité ecclésiastique ordonne un sévère examen. L’évêque d’Eger, Mgr Georges Fenessy, charge l’évêque Mgr Andrée Pettes de conduire l’enquête. Celui-ci s’adjoint un chanoine et un curé. La commission ainsi composée termine ses travaux par une relation détaillée du 2 janvier 1698. Après avoir écouté la déposition de cinquante-trois témoins, on y déclare la réalité de ces faits extraordinaires. Les larmes versées par l’image de la Vierge ne peuvent pas s’expliquer d’une manière naturelle.

La nouvelle de la lacrymation de l’image de Pocs ne tarda pas à arriver à Vienne à la cour impériale. Aussitôt l’empereur Léopold donna l’ordre de porter l’icône à Vienne. L’ordre fut exécuté. Une copie faite sur l’original fut laissée à Pocs. Le transport de l’image à Vienne fut triomphal. Les Viennois en masse accourent implorer le secours de la Vierge. En effet, la situation de la ville était désastreuse : l’invasion musulmane menaçait Vienne. Le chef des armées chrétiennes, Eugène de Savoie, suppliait la Vierge de protéger la ville, de sauver ses habitants. Il s’agissait de sauver la religion et la culture chrétiennes du péril imminent. La Vierge a exaucé les suppliques des Viennois, les Turcs furent vaincus et l’Europe chrétienne sauvée. Il s’est produit, en outre, un grand changement dans les cœurs des Viennois.

La cause de la lacrymation de la Vierge va être cherchée dans les temps particulièrement tristes que traversait en ce moment la Hongrie et surtout la région de Pocs. À côté des catholiques de rite byzantin, nombreux étaient aussi les schismatiques qui s’obstinaient dans leur erreur. L’hérésie de Calvin faisait aussi ses ravages. La Vierge a arrêté ce péril et un très grand nombre de non-catholiques ont accepté la vraie religion. En outre, le niveau moral et intellectuel de la région se releva beaucoup grâce à l’action providentielle des Pères Basiliens. Depuis ce temps, Mariapocs est devenu un centre d’irradiation de la religion catholique, de la culture et de la morale.

L’image restée à Mariapocs s’est glorifiée par une nouvelle lacrymation en 1715. La vénération des fidèles n’était jamais déficiente. De nombreux miracles ont eu lieu jusqu’à nos jours. Nous citerons quelques-uns de ceux qui sont particulièrement connus.

Un meurtre fut commis dans un village voisin de Mariapocs. L’assassin fut introuvable. Pourtant, tous les soupçons aggravants pesaient sur un paysan. Malgré ses protestations désespérées, il fut condamné à mort. Sa dernière demande fut d’être conduit dans l’église de Mariapocs. Ainsi fut fait. Au moment même où il mettait les pieds dans l’église de Mariapocs, les chaînes qui liaient ses mains tombèrent par terre. Les chaînes sont exposées encore aujourd’hui dans l’église de Mariapocs.

L’historie des abeilles est aussi très sympathique. Un homme de religion protestante souffre beaucoup des pieds. Au lieu de supporter avec résignation ses souffrances, il ne cessait de blasphémer. Un de ses amis, avec grande patience, réussit à le persuader qu’il lui serait plus utile d’aller à l’église de Mariapocs et de demander miséricorde à la Vierge. Ses blasphèmes ne pouvaient aucunement améliorer ses souffrances. Notre homme se rend au sanctuaire. Pendant le voyage, il promet de donner à l’église de Mariapocs, en cas de guérison, une ruche d’abeilles. La Vierge exauce ses prières et ses pieds sont complètement guéris. Sa guérison fut si parfaite qu’il put rentrer chez lui sans aucune aide. Durant son voyage de retour, il regrette cependant vivement d’avoir promis à l’église la ruche d’abeilles. C’est une promesse, pense-t-il, complètement inutile. À quoi serviraient les abeilles à la Vierge ? Il décide de ne pas porter les abeilles à l’église. Rentré chez lui, sa première pensée est d’aller voir les abeilles. Immense est sa surprise de voir celles-ci sortir de la ruche et de se diriger vers l’église de Mariapocs. L’homme pouvait les suivre pas à pas. Arrivées à l’église, les abeilles se cachèrent dans une scissure du mur nordique qui entoure l’église. Encore de nos jours, après plus de cent ans, les abeilles vivent dans le mur de l’église.

Ce fameux Sanctuaire Marial est rempli de pèlerins pendant les fêtes de la Vierge. Les pèlerins viennent en nombre incroyable. Ils se mettent en route déjà plusieurs jours avant la fête. Les routes et les forêts résonnent des plus beaux cantiques chantés en l’honneur de la Mère de Dieu. Le peuple, en costume national, s’achemine en procession vers le Sanctuaire. Mariapocs ressemble à une immense fourmilière humaine. En 1946, lors du 250e anniversaire de la première lacrymation, le nombre de pèlerins a atteint les 250 000 personnes. La manifestation religieuse fut d’une telle beauté et intimité filiale envers la Vierge qu’on ne peut pas le décrire.

Même aujourd’hui, aux temps particulièrement difficiles, la Vierge veille sur ses enfants et son intercession est plus que jamais providentielle. La protection de la Mère de Dieu ne cesse point, mais il faut recourir à elle avec dévotion filiale et confiance illimitée. Prions la Vierge de Mariapocs ; ouvrons-lui nos cœurs et nous sommes sûrs qu’elle nous exaucera.

Ô Vierge Pleurante de Mariapocs, ô chère Mère de Dieu, souviens-toi de moi auprès de Jésus, maintenant et à l’heure de ma mort. Ainsi soit-il.




LA VIERGE DE GIETRZWALD

Marie apparaît à Gietrzwald, en Pologne, en 1877

Gietrzwald se situe au nord de la Pologne, sur la route d’Olsztyn à Ostroda.
En 1568, elle est dédiée à la Nativité de la Vierge Marie. Alors que le royaume de Pologne a été divisé entre la Russie, la Prusse et l’Autriche, la sainte Vierge Marie apparaît à Gietrzwald en 1877.

Entre le 27 juin 1877 et le 16 septembre 1877, la Vierge apparaît à deux enfants, Justyna Szafrynska, et Barbara Samulowska. Le 27 juin, Justyna et sa mère viennent de quitter la paroisse quand elles entendent sonner la cloche de l’Angélus. Justyna commence à prier quand elle voit une lumière brillante dans un érable, puis une belle dame assise sur un trône et entourée d’anges. Le lendemain, Justyna revient avec son amie Barbara. Elles récitent le rosaire et la Vierge apparait aux deux enfants. Ces apparitions continuent tous les jours à
différents moments.

Marie insiste sur le rosaire et promet des fruits

Le 30 juin 1877, l’apparition dit, en polonais : « Je désire que vous récitiez le rosaire tous les jours. »

Le 1er juillet, elle déclare : « Je suis la très sainte Vierge Marie Immaculée. »

Beaucoup de gens se joignent aux deux fillettes durant les mois qui suivent.
Certains d’entre eux posent à la Sainte Vierge des questions sur les prêtres emprisonnés, les gens disparus, la liberté de la Pologne. D’autres lui demandent la guérison, surtout de l’alcoolisme. La réponse de la Vierge Marie fut toujours :

« Priez et récitez le rosaire, les prêtres seront libérés, les malades guériront, la Pologne regagnera son indépendance grâces à vos prières. »

Notre Dame demande aux fidèles de construire sur le lieu de son apparition une chapelle avec la statue de l’Immaculée Conception. Elle promet de bénir une source à l’orée de la forêt et encourage les gens à boire de l’eau miraculeuse. Les Polonais partagés entre la Prusse (l’Allemagne), l’Autriche et la Russie retrouvèrent à Gietrzwald le sentiment d’être une nation unique. Les visionnaires furent persécutées par le gouvernement local. Un comité théologique et médical examina les filles et la teneur du message : rien d’anormal ne fut relevé.

Reconnaissance des apparitions de Gietrzwald

Le 10 septembre 1967, au nom du pape Paul VI, les cardinaux Wyszynski et Wojtyla, futur pape Jean Paul II, couronnent solennellement l’image sacrée.

Les apparitions de Gietrzwald ont été reconnues en 1977 par l’évêque du diocèse en accord avec le primat et avec Rome.

Méditations de saint Maximilien Kolbe

« Il est essentiel de devenir la propriété de l’Immaculée. Ne mets pas uniquement ta confiance en toi-même mais entièrement dans l’Immaculée, Médiatrice de toutes les grâces, alors tu vaincras toujours et sûrement.

Vierge Marie, Régnez sur chacun de nous et régnez non seulement durant notre pèlerinage terrestre, mais aussi pour les siècles des siècles, et pour l’éternité. Amen ! » 

 

 

 

 




La vierge de Greca

Sainte Marie Greca

 

Sainte Marie Greca

En 1656 au sud de l’Italie, dans la région des Pouilles sévissait une grave épidémie de peste. Dans la ville de Corato les gens terrifiés eurent recours à La Vierge Marie . Les anciens racontaient que dans l’une des 25 tours qui entourait la ville, la tour Grecque, se trouvait une icône miraculeuse de la Vierge Marie et que si cette image était exposée, la région serait sauvée de ce terrible châtiment. Les gens se mirent à creuser avec l’aide du prêtre Don Francesco Loiodice en implorant la Vierge Marie mais ils ne trouvèrent rien à l’intérieur de la cavité. Le 17 juillet 1656 alors que Don Francesco Loiodice se trouvait en prière, il eut une vision de la Vierge Marie dans la même position que sur l’image sacrée. Elle lui dit : « Courage mon enfant, console ce peuple affligé. Bientôt il sera libéré de ce terrible fléau s’il me dédit le souterrain que tu connais » Aussitôt il demanda l’autorisation à Monseigneur Tomaso de Trani afin de transformer ce souterrain en oratoire. Le lendemain les ouvriers commencèrent les travaux ; pendant ce temps Don Francesco avait appelé un peintre afin qu’il peigne La Vierge telle qu’il l’avait vue. Mais celui-ci ne put jamais réaliser l’image apparue. Don Francesco rassembla le peuple et ils commencèrent à prier La Vierge pour qu’elle réalise la promesse qu’elle avait faite. Pendant qu’ils priaient une sonnerie de cloche se fit entendre du souterrain. Une femme aveugle retrouva miraculeusement la vue et montrant du doigt un tableau s’exclama « Voilà Marie ! Voilà Marie » Entendant ces cris le prêtre sortit et reconnut la Vierge telle qu’il l’avait vue. A partir de ce jour, l’épidémie disparut de Corato alors que dans les villes voisines la contagion continuait de plus belle. Dès lors ce souterrain devint un lieu de pèlerinage ou la Sainte Vierge a toujours accordé d’importants miracles pour ses enfants.